Un drame qui bouleverse le quartier de Port-Boyer
Le 12 mai 2026, Elidja, un mineur de 15 ans, a perdu la vie lors d'une fusillade liée au narcotrafic dans le quartier de Port-Boyer, à Nantes. Cet événement tragique a profondément marqué les habitants et poussé les autorités à réagir rapidement.
Des caméras de vidéoprotection accélérées
Une semaine après le drame, la municipalité a annoncé l'installation de douze caméras de vidéoprotection dans le secteur. Lors de son intervention sur Ici Loire Océan le 21 mai, Denis Talledec, adjoint à la sécurité de la ville de Nantes, a précisé que six premiers appareils seraient déployés dès le mois prochain. « Il faut réassurer les habitants, les accompagner et ne pas déserter l'espace public, on va se le réapproprier », a-t-il déclaré. Six autres caméras seront priorisées dans les mois suivants, après l'été.
Ces dispositifs étaient initialement prévus dans le plan de déploiement 2026/2027, mais leur installation a été accélérée. Nantes dispose déjà de 420 caméras de vidéosurveillance, un réseau inauguré en 2018 et géré par le Centre de supervision urbain (CSU) de Nantes Métropole.
Renforts policiers et mesures sociales
En complément des caméras, des renforts policiers ont été déployés. Le ministre Laurent Nuñez s'est engagé à maintenir une présence quotidienne de CRS dans le quartier, « le temps qu'il faudra ». Des renforts de la BRI ainsi qu'une antenne locale de l'Office anti-stupéfiants (Ofast) sont également prévus.
Par ailleurs, le programme social « Limits », visant à limiter l'implication des mineurs dans les trafics de stupéfiants, déjà actif dans le quartier du Breil, sera étendu à Port-Boyer. Cette initiative vise à offrir des alternatives aux jeunes et à renforcer la prévention.
La municipalité espère ainsi conjuguer sécurisation de l'espace public et actions sociales pour répondre à l'émotion suscitée par ce drame et prévenir de nouvelles violences.



