Un homme de 47 ans a été retrouvé mort par balle vendredi 2 octobre au petit matin, sur l'aire de Champ l'Epée, le long de l'autoroute A26 entre Troyes et Reims, dans un véhicule utilitaire britannique transportant une dizaine de personnes en situation irrégulière. Une personne « susceptible d'avoir été présente sur le lieu des faits » a été interpellée vendredi matin et placée en garde à vue, a annoncé samedi la procureure de la République de Troyes, Isabelle Verissimo, dans un communiqué.
Une découverte sur l'aire de Champ l'Epée
Les faits se sont déroulés sur l'aire de Champ l'Epée, sur l'A26 entre Troyes et Reims, près de la frontière entre l'Aube et la Marne. Peu avant 5 heures du matin, les forces de l'ordre, appelées sur place, ont découvert le corps de la victime sur le siège passager d'un « véhicule utilitaire anglais, immatriculé en Angleterre » garé sur l'aire. Selon la procureure, l'homme présentait « une blessure par arme à feu au niveau de la tête ».
Dans le même véhicule, les enquêteurs ont également trouvé « une dizaine de personnes de nationalité étrangère en situation irrégulière sur le territoire français ». La procureure n'a pas précisé la nationalité des occupants ni celle de la victime.
Des coups de feu au moment du stationnement
D'après les premières investigations, des coups de feu ont été tirés sur cette aire d'autoroute « alors que le véhicule dans lequel se trouvait la victime venait de se garer », et plusieurs personnes ont ensuite pris la fuite, indique le communiqué du parquet de Troyes.
La procureure Isabelle Verissimo a précisé qu'une personne « susceptible d'avoir été présente sur le lieu des faits » a été interpellée vendredi matin et « immédiatement » placée en garde à vue.
Une enquête pour meurtre et traite d'êtres humains
Les investigations ont été confiées à la section de recherches de Reims. Une information judiciaire doit être ouverte dimanche par le parquet de Troyes « des chefs de meurtre, tentative de meurtre, détention non autorisée d'arme, aide à l'entrée, à la circulation et au séjour irrégulier d'un étranger en France en bande organisée et traite d'être humain en bande organisée », selon la procureure.