Une femme décède après avoir ingéré un médicament minceur contrefait présenté comme de l'Ozempic
La justice belge a ouvert une enquête suite au décès tragique d'une femme de 46 ans originaire de Lommel, dans le nord du pays près de la frontière néerlandaise. Les faits remontent au mois de novembre dernier, mais les investigations viennent de révéler des éléments particulièrement préoccupants concernant les circonstances de cette mort.
Un produit minceur illégal en cause
Selon les informations confirmées par le parquet belge, la victime aurait consommé un produit présenté comme contenant du sémaglutide, le principe actif du médicament Ozempic couramment utilisé dans le traitement du diabète de type 2 et parfois détourné pour ses effets amincissants. Cependant, les analyses toxicologiques réalisées ce mardi 17 février ont établi que le produit en question n'était pas authentique.
« L'authenticité du produit retrouvé ainsi que son origine font actuellement l'objet d'investigations approfondies », a déclaré le parquet dans un communiqué officiel. « L'achat et l'utilisation du sémaglutide ne peuvent se faire que sur prescription et sous contrôle médical strict », ont rappelé les autorités judiciaires.
Des emballages non conformes et une origine douteuse
Les premiers éléments de l'enquête indiquent que l'emballage du médicament ne correspondait pas aux standards réglementaires, suggérant fortement une provenance illégale. La femme, dont l'état de santé s'était rapidement dégradé, avait été admise dans un état préoccupant aux urgences hospitalières avant de succomber peu après.
Le fabricant Novo Nordisk, détenteur de la marque Ozempic, a immédiatement réagi à cette affaire : « Nous mettons en garde contre l'achat de médicaments contrefaits contenant du sémaglutide ou utilisant illégalement ce nom. Nous collaborons activement avec les autorités sanitaires, notamment l'AFMPS (Agence fédérale des médicaments et des produits de santé), afin de garantir la sécurité de nos médicaments et celle des patients ».
Un phénomène inquiétant de contrefaçon pharmaceutique
Cette tragédie met en lumière un problème croissant de santé publique : la vente illégale de médicaments contrefaits sur internet. Les autorités sanitaires belges et européennes alertent régulièrement sur les dangers de ces produits non contrôlés, dont la composition peut varier considérablement et présenter des risques graves pour la santé.
Le sémaglutide, commercialisé sous les noms Ozempic et Wegovy, fait particulièrement l'objet de trafics illicites en raison de sa popularité comme produit minceur, malgré son indication officielle pour le traitement du diabète. Les médicaments anti-obésité nécessitent une prescription médicale et un suivi rigoureux en raison de leurs effets secondaires potentiels.
Les enquêteurs tentent désormais de retracer la chaîne d'approvisionnement de ce produit contrefait et d'identifier les responsables de sa mise sur le marché. Cette affaire rappelle l'importance cruciale de n'acheter des médicaments que par des circuits officiels et sous contrôle médical approprié.



