Le monde hispanophone se passionne pour les « telenovelas », ses feuilletons fleuves où se mélangent amour, gloire, et souvent argent. Depuis deux ans, l'opinion publique espagnole se passionne pour un fait divers qui a tout de la série télé à succès. Cette histoire, c'est la mort du créateur et PDG de la marque Mango, fleuron de l'industrie textile catalane et espagnole, Isak Andic. Depuis, chaque rebondissement de l'affaire provoque une onde de choc chez nos voisins. Retour sur la chronologie d'une affaire hors norme.
Un drame en montagne
Tout débute le 14 décembre 2024. Selon les premiers éléments de l'enquête, Isak Andic se promène alors avec son fils Jonathan. Ils sont à Montserrat, un massif montagneux catalan, culminant à plus de 1 200 m d'altitude au pic de Sant Jeroni, sur un sentier facile fréquenté chaque année par de nombreux visiteurs. L'homme d'affaires est alors âgé de 71 ans et sa relation avec son fils aîné Jonathan, en particulier, est compliquée depuis plusieurs années. Ce voyage en famille est le signe d'un apaisement des tensions.
Un appel au secours
« Mon père est inconscient, je l'ai vu tomber », aurait déclaré Jonathan aux secours. Les enquêteurs, pourtant, ont rapidement émis des doutes sur la version du fils. Les circonstances de la chute, la position du corps et des témoignages ont conduit à le considérer comme le principal suspect du meurtre de son père.
Une caution d'un million d'euros
Ce mardi, Jonathan Andic a été placé sous contrôle judiciaire après avoir payé une caution d'un million d'euros. Une décision qui a suscité de vives réactions en Espagne, où l'affaire est suivie avec une attention médiatique intense. Le parquet a fait appel de cette décision, estimant que les risques de fuite et de destruction de preuves étaient élevés.
L'affaire continue de captiver l'opinion, mêlant les codes du roman policier et ceux de la telenovela, avec une famille richissime, des secrets, et un drame qui semble tout droit sorti d'un scénario de fiction.



