Mort de Quentin à Lyon : le ministre de l'Intérieur pointe l'ultragauche
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré ce dimanche 15 février sur France 2 que l'ultragauche serait "manifestement à la manœuvre" dans l'agression à Lyon de Quentin, un jeune homme décédé samedi. Le ministre a directement évoqué la possible implication du groupe antifasciste "La Jeune Garde", dissous en juin 2025.
Des accusations précises contre un groupe dissous
Lors de son intervention télévisée, Laurent Nuñez a affirmé : "Manifestement c'est l'ultragauche qui était à la manœuvre jeudi dans la violente agression à Lyon de Quentin." Il a précisé que les témoignages recueillis allaient dans le sens d'une implication de militants de La Jeune Garde, tout en reconnaissant que l'enquête devra confirmer ou infirmer cette piste.
Le ministre a ajouté : "L'enquête permettra de confirmer ou pas si c'étaient des militants de la Jeune Garde. Mais les témoignages vont en ce sens manifestement." Cette mise en cause intervient alors que le collectif Némésis, proche de l'extrême droite, avait déjà pointé du doigt ce groupe antifasciste, sans que le parquet n'ait établi formellement un tel lien à ce stade des investigations.
Contexte d'une agression mortelle
Quentin, un jeune étudiant de 23 ans, est décédé samedi des suites de ses blessures après avoir été agressé à Lyon. L'affaire survient dans un contexte de tensions politiques marquées, plusieurs personnalités ayant déjà réagi publiquement à ce drame.
La mise en cause de La Jeune Garde par le ministre de l'Intérieur s'inscrit dans un débat plus large sur les violences politiques en France. Le groupe, officiellement dissous il y a moins d'un an, continue d'être mentionné dans divers incidents, créant une polémique persistante autour des mouvements d'extrême gauche et de leurs méthodes.
Les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations pour établir les circonstances exactes de cette agression mortelle et déterminer les responsabilités individuelles et collectives. L'affaire devrait continuer à faire réagir la classe politique dans les prochains jours.



