Mort de Quentin Deranque : neuf interpellations, dont un assistant parlementaire LFI
Mort de Quentin Deranque : neuf interpellations à Lyon

Neuf interpellations dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque à Lyon

Quatre jours après le décès tragique du militant identitaire Quentin Deranque, âgé de vingt-trois ans, survenu à Lyon, l'enquête judiciaire connaît des développements significatifs. Ce mardi 17 février, les forces de l'ordre ont procédé à l'interpellation de neuf suspects dans le cadre de cette affaire particulièrement sensible. Ces arrestations ont été menées de manière coordonnée dans la région lyonnaise, mais également dans les départements voisins de la Haute-Loire, de la Drôme et de l'Isère, selon des informations concordantes de BFMTV et du journal Le Monde.

Des gardes à vue pour meurtre et association de malfaiteurs

Les neuf individus interpellés, composés de sept hommes et de deux femmes, ont été placés en garde à vue à Lyon. Cette mesure intervient dans le cadre de l'enquête préliminaire diligentée par le parquet, qui retient notamment les chefs de meurtre, d'association de malfaiteurs, et de violences aggravées. Les faits reprochés incluent également l'utilisation d'armes par destination et la dissimulation du visage lors des événements. D'après les premiers éléments de l'enquête, au moins six de ces neuf personnes seraient directement impliquées dans la scène la plus violente, qui s'est déroulée rue Victor-Lagrange, dans le septième arrondissement de Lyon. Il est à noter que ce lieu se situe à seulement quelques centaines de mètres des locaux de l'Institut d'études politiques de Lyon.

Le profil des suspects : militants d'ultragauche et fichés S

Parmi les personnes interpellées, les services de police identifient plusieurs militants d'ultragauche, plus ou moins actifs. Il s'agit notamment d'Alexis C., Paul L., Jules P., Dimitri V., ainsi que de deux femmes qui hébergeaient l'un des suspects dans la Drôme. La figure la plus médiatique est sans conteste Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député La France Insoumise Raphaël Arnault. Ce militant antifasciste lyonnais, fondateur du groupe La Jeune Garde, a été mis en cause par plusieurs témoignages sur les réseaux sociaux. En conséquence, il s'était déjà mis en retrait de ses fonctions parlementaires dès vendredi dernier. L'accès à l'Assemblée nationale lui a été formellement interdit par la présidente Yaël Braun-Pivet à compter de lundi. Son employeur, le député Raphaël Arnault, a confirmé sur le réseau social X que son collaborateur avait "cessé toutes ses activités parlementaires" et que des procédures avaient été engagées pour mettre fin à son contrat.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a réagi en déclarant : "Ce soir, un assistant parlementaire d'un député LFI a été interpellé. Sans présumer de la suite de l'enquête et en respectant la présomption d'innocence, je réaffirme que le ménage doit être fait dans vos rangs. Et rapidement." Ces propos ont suscité une réponse immédiate de Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de LFI, qui a déclaré lors d'une conférence à Paris ne pas accepter "les leçons de Sébastien Lecornu", après avoir été interpellé à l'Assemblée par le gouvernement.

Selon Le Parisien, au moins deux autres interpellés sont des membres de La Jeune Garde : Adrian B., décrit comme un militant très actif du collectif, et Robin C., présenté comme un membre historique de l'organisation lyonnaise. Il est important de rappeler qu'en juin 2025, le ministère de l'Intérieur avait annoncé la dissolution de ce groupe antifasciste pour ses méthodes jugées violentes, une décision contestée et toujours en attente d'examen par le Conseil d'État. Dans un communiqué publié dimanche 15 février, le groupe a assuré que ses activités avaient cessé.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

Enfin, des informations publiées dans la presse, notamment par Le Monde, révèlent que plusieurs des suspects font l'objet d'une fiche "S" pour radicalisation politique, en raison de leur appartenance à La Jeune Garde. Cela signifie que ces individus sont signalés dans le Fichier des Personnes Recherchées, utilisé par les forces de l'ordre pour identifier les personnes représentant une menace potentielle pour la sécurité publique. L'enquête se poursuit activement pour déterminer les responsabilités exactes de chacun dans cette affaire.