Mort de Gianpiero Panichella : sa mère et ses proches exigent la vérité
Mort de Gianpiero Panichella : la famille exige des réponses

La mère de Gianpiero Panichella, les restaurateurs qui l’ont employé à Menton durant l’été et le maire de son village natal en Italie demandent tous que la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du jeune chef italien, décédé dans la nuit du 24 au 25 juillet 2026 après une chute du balcon d’un immeuble situé au 66, rue Longue, dans la vieille ville de Menton. Alors que les questions restent nombreuses, ils témoignent de leurs souvenirs et de leurs interrogations.

Une mère qui ne croit pas au suicide

Maria, la mère de Gianpiero, ne parvient pas à comprendre ce qui a pu se passer. « Le matin du 24 juillet, il avait encore des projets. Il était allé renouveler ses documents pour le passeport. Il avait aussi pris rendez-vous avec une tatoueuse, à laquelle il avait versé 50 euros d’avance. Je n’arrive pas à comprendre ce qui s’est passé », confie-t-elle au téléphone.

Elle attend notamment des réponses sur l’hospitalisation de son fils à la clinique Sainte-Marie, à Nice, quelques jours avant son décès. « Si mon fils avait des fragilités psychologiques et que son état nécessitait une prise en charge particulière, nous devons savoir comment il a été évalué et quelles décisions ont été prises pour le faire sortir », insiste-t-elle.

Maria souhaite également savoir si les enquêteurs ont approfondi les déclarations de son fils concernant une agression qu’il disait avoir subie devant le McDonald’s de Menton, près du musée Cocteau. « Il devait y avoir des caméras de surveillance. Je voudrais savoir si les images ont été récupérées et analysées », demande-t-elle. Sa demande est claire : « Nous avons reçu une copie du premier examen macroscopique de l’autopsie, mais nous attendons encore les résultats des investigations complémentaires. Nous avons besoin de savoir ce qui a été fait, quelles pistes ont été suivies et où en est l’enquête. Mon fils est mort et nous attendons toujours des réponses. »

Des employeurs témoignent d’un changement de comportement

À Menton, les responsables du restaurant qui a employé Gianpiero durant l’été se souviennent d’un jeune homme agréable, dont le comportement a ensuite changé. « C’était un garçon très gentil, une personne bien. Les premiers jours où il a travaillé chez nous, tout s’est bien passé. Mais, d’un moment à l’autre, il a changé et a commencé à tenir des propos très étranges », racontent-ils. La collaboration s’est arrêtée après quelques jours. « Nous sommes désolés que cela se soit terminé ainsi », confient les restaurateurs.

Un deuil communal dans le Molise

À Riccia, dans le Molise, la disparition du jeune homme a profondément marqué les habitants. Le maire, Pietro Testa, avait proclamé le deuil communal le 29 août, jour des obsèques. « Dans une commune de 4 700 habitants, perdre un jeune dans des circonstances similaires est une tragédie. Tout le monde connaissait Gianpiero, même s’il vivait à l’extérieur de la commune depuis plusieurs années », explique l’élu.

Pietro Testa espère que les circonstances du décès seront éclaircies et que d’éventuelles négligences seront mises au jour. « Si quelqu’un a des responsabilités, si une tierce personne est impliquée, nous voulons qu’elle réponde de ses actes, afin qu’un autre cas comme celui de Gianpiero ne se reproduise pas », déclare-t-il. Il évoque aussi la possibilité que le jeune homme ait été victime d’une exploitation de sa vulnérabilité, sans présenter cette hypothèse comme un fait établi. « Si quelqu’un a profité de son argent, de sa fragilité ou de sa situation personnelle, ou s’il a été manipulé, ce sont des situations qui doivent être combattues et qui ne peuvent rester impunies », ajoute-t-il. Avant de conclure : « Nous ne pouvons plus rien faire pour lui. Nous pouvons seulement espérer que justice soit rendue à sa famille. »