Monteux : la mairie RN retire les initiales MJC d'un mur
Monteux : la mairie RN retire les initiales MJC d'un mur

La municipalité Rassemblement national (RN) de Monteux (Vaucluse) a fait retirer les initiales « MJC » du mur d'un bâtiment appartenant à la commune. Cette décision, prise par le maire et ses adjoints, a provoqué une vive réaction de l'opposition municipale, qui y voit une tentative d'effacer l'histoire locale.

Une décision municipale contestée

Selon les informations recueillies auprès de la mairie, le retrait des initiales a été effectué dans le cadre d'un projet de rénovation de la façade. Le maire, qui s'exprimait lors d'un conseil municipal, a justifié cette action par la volonté de moderniser l'image du bâtiment, désormais utilisé pour des activités associatives et culturelles. « Il s'agit de redonner un aspect plus neutre et plus actuel à ce lieu », a-t-il déclaré.

Cependant, cette explication n'a pas convaincu les élus d'opposition. Pour eux, les initiales MJC, qui rappellent la Maison des jeunes et de la culture, font partie du patrimoine immatériel de la ville. « La MJC a marqué des générations de Monteuxiens. Effacer ces lettres, c'est nier l'importance de cette institution dans la vie locale », a réagi un conseiller municipal d'opposition.

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Un symbole chargé d'histoire

La MJC de Monteux a été fondée il y a plusieurs décennies et a longtemps été un lieu central pour les activités jeunesse et culturelles. Le bâtiment, situé en plein centre-ville, accueille aujourd'hui des associations et des événements divers. Le retrait des initiales intervient alors que la municipalité RN, élue en 2020, a déjà fait l'objet de critiques pour ses choix en matière de politique culturelle et de gestion des espaces publics.

Les habitants, interrogés dans la rue, expriment des avis partagés. Certains comprennent la volonté de rafraîchir le bâtiment, d'autres regrettent la disparition d'un repère visuel et affectif. « C'est une page de notre histoire qui se tourne, mais on aurait pu garder une trace », témoigne une riveraine.

Une polémique qui s'installe

L'opposition a annoncé son intention de saisir la commission municipale compétente pour demander des explications complémentaires et proposer que les initiales soient réintégrées sous une forme moderne. La mairie, de son côté, assure que cette décision n'a aucun caractère politique et qu'elle s'inscrit dans un plan plus large de rénovation du patrimoine communal.

Cette affaire relance le débat sur la place des symboles dans l'espace public et sur la manière dont les municipalités gèrent l'héritage des générations précédentes. Les prochaines semaines diront si la polémique s'apaise ou si elle s'envenime, alors que les élections municipales de 2026 se profilent.

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