Ferrari à 190 km/h à Monaco : peine réduite en appel pour la chauffarde
Monaco : peine réduite en appel pour la chauffarde de la Ferrari

Ce lundi 5 octobre 2026, la cour d'Appel de Monaco a rendu son arrêt dans l'affaire de la chauffarde qui, en mars 2026, avait crashé une Ferrari dans le tunnel Louis-II à Monaco après une embardée à 190 km/h. Le quantum de la peine a été réduit : Kristina, mère de famille de 38 ans, ne retournera pas en prison.

Un accident spectaculaire à 190 km/h

L'accident, particulièrement spectaculaire, avait marqué les esprits en Principauté. Tout comme la vitesse retenue par les enquêteurs de la Sûreté publique : une pointe à 190 km/h. Le 1er mars 2026, au volant d'une Ferrari 296 GTB, Kristina, une anglo-chypriote de 38 ans, s'était crashée dans le tunnel Louis-II avec, comme passagère, sa fille de 14 ans. Elle avait manqué de peu de renverser trois usagers de la route circulant en trottinette, en scooter et à vélo.

Jugement en première instance et appel

Jugée en première instance quelques jours plus tard pour « blessures involontaires aggravées », « défaut de maîtrise » et « excès de vitesse », la mère de famille avait été condamnée à 24 mois de prison dont 16 mois avec sursis, une interdiction de conduire pendant 5 ans à Monaco, 1.750 euros d'amende et 1 euro symbolique à verser à sa fille. Les juges avaient aussi prononcé la confiscation du véhicule de luxe. Depuis, prise dans un conflit de loyauté entre deux parents se disputant sa garde, la mineure avait retiré sa constitution de partie civile.

Kristina, qui avait effectué trois mois en prison, avait été libérée sous caution puis rejugée devant la cour d'Appel le 29 juin 2026, ses avocats plaidant l'annulation de la procédure.

Une peine réduite en appel

Ce lundi 5 octobre, dans leur arrêt, les juges de la cour d'Appel ont confirmé le jugement de première instance, c'est-à-dire la culpabilité et les peines complémentaires, seul le quantum de la peine diffère : elle est condamnée à 24 mois de prison dont 21 mois avec sursis. Les 3 mois de prison ferme correspondant à la peine déjà effectuée à la maison d'arrêt de Monaco dans l'attente de son procès en appel, Kristina ne retournera donc pas derrière les barreaux.

Réaction de l'avocat et suite judiciaire

« C'est évidemment une décision décevante du point de vue des arguments techniques sérieux que nous faisions valoir, mais cette diminution notable de la peine d'emprisonnement ferme traduit parfaitement la prise de conscience de notre cliente quant aux faits, a réagi Me Vincent Brengarth, son avocat (barreau de Paris), qui n'exclut pas un pourvoi en révision. Nous évitons également une trop forte instrumentalisation de cette décision dans le cadre du contentieux civil, qui demeure sa priorité par rapport à la garde de ses filles. »

Car sur le plan civil, en effet, les parents se disputent âprement la garde de leurs filles. Le père de famille, lui, comparaîtra en novembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Monaco pour « violences sur mineur ».