Mimi Marchand rejugée en appel pour extorsion sur Karine Le Marchand
Mimi Marchand rejugée en appel pour extorsion

Le procès en appel de Mimi Marchand, figure emblématique de la presse people, s'est ouvert ce lundi 12 octobre 2026 devant la cour d'appel de Paris. La femme de 79 ans, patronne de l'agence photographique Bestimage, est rejugée pour avoir extorqué l'animatrice Karine Le Marchand en 2020. Condamnée en première instance à 18 mois de prison avec sursis et 25 000 euros d'amende, elle espère obtenir la relaxe.

Une condamnation en première instance contestée

Le 1er juillet 2025, le tribunal correctionnel avait reconnu Mimi Marchand coupable d'avoir fait payer l'animatrice pour empêcher la diffusion de photos volées de sa fille mineure, prises à la sortie d'une garde à vue en février 2020. La papesse des paparazzis avait réclamé 3 000 euros à Karine Le Marchand, affirmant avoir racheté les clichés à un photographe tiers pour les bloquer.

À la barre, Mimi Marchand avait reconnu avoir « menti » : les images avaient en réalité été réalisées par l'un de ses propres collaborateurs, Sébastien Valiela. La présidente du tribunal correctionnel avait alors exposé, lors de la lecture du verdict, que les infractions avaient été permises grâce au « réseau » de la puissante femme, qui avait « joué » de son carnet d'adresses pour « s'attirer des faveurs par tous les moyens » afin de « s'enrichir », le tout « au mépris des victimes » et « avec une certaine mesquinerie ».

Deux jours de débats à la cour d'appel

Le procès en appel se tient pour deux jours de débats. La défense de Mimi Marchand sollicite la relaxe et conteste toute notion de pression ou de menace. À l'inverse, le conseil de Karine Le Marchand dénonce un fonctionnement de « mafia » visant à rendre les célébrités redevables.

Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de pratiques controversées au sein de la presse people. Des SMS échangés entre les deux femmes sont au cœur du dossier et ont été examinés lors de l'audience de première instance. L'animatrice avait notamment décrit des messages devenus « plus pressants, voire menaçants ».

Une figure de la presse people sous les projecteurs

Mimi Marchand, surnommée la « papesse des paparazzis », a longtemps régné sur l'agence Bestimage, spécialisée dans les photos de célébrités. Son carnet d'adresses et son influence dans le milieu people lui ont valu une réputation de femme puissante, parfois redoutée.

L'affaire a également mis en lumière d'autres épisodes, comme la tentative de bloquer la diffusion de clichés montrant Jordan Bardella lors d'une soirée privée chez Cyril Hanouna. Ces éléments ont nourri le débat sur les méthodes employées par certaines agences photographiques pour contrôler l'image des personnalités.

La décision de la cour d'appel est attendue à l'issue des débats. Si la relaxe est prononcée, Mimi Marchand échapperait à la condamnation de première instance. Dans le cas contraire, la peine de 18 mois de prison avec sursis et l'amende de 25 000 euros pourraient être confirmées ou modifiées.