Châteauroux : un militant RN retranché avec un arsenal blesse des policiers
Militant RN retranché avec arsenal blesse des policiers

Un militant RN retranché avec un arsenal blesse des policiers à Châteauroux

Un homme de 78 ans, décrit comme un militant très actif et bien connu du Rassemblement national, s'est retranché mardi dans son immeuble de Châteauroux, déclenchant une intervention spectaculaire des forces de l'ordre. Le septuagénaire, qui détenait un impressionnant arsenal d'armes non déclarées, a échangé des tirs avec les policiers et lancé plusieurs grenades, avant d'être finalement maîtrisé par le RAID. Son pronostic vital est engagé après avoir été blessé à la tête durant l'assaut.

Une interpellation qui tourne au drame

Mardi matin, deux policiers se sont présentés au domicile de l'homme pour le placer en garde à vue dans une affaire de dégradations commises contre un cabinet médical. Alors qu'ils surveillaient les lieux, ils ont vu le suspect sortir ses poubelles. Lorsqu'ils se sont avancés pour l'interpeller, le septuagénaire s'est retourné et a sorti une arme de poing, ouvrant le feu sans les toucher.

S'ensuit alors un violent échange de tirs. L'homme se réfugie dans son appartement au troisième étage, continuant de tirer par la fenêtre. Il lance ensuite vers les policiers en bas de l'immeuble trois grenades défensives anglaises de la Seconde Guerre mondiale. La première ne fonctionne pas, la deuxième explose sans faire de victime, et la troisième fait long feu. Le procureur de la République de Châteauroux, David Marcat, précise que de telles armes peuvent projeter des fragments à une centaine de mètres.

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L'intervention du RAID et la découverte d'un arsenal

Les habitants de l'immeuble sont immédiatement évacués et un périmètre de sécurité est établi. Les négociations ayant échoué, les policiers d'élite du RAID donnent l'assaut. De nouveaux échanges de tirs ont lieu avec le forcené, qui lance une nouvelle grenade sur le palier, sans qu'elle n'explose. C'est finalement le chien du RAID qui permet d'immobiliser le tireur en l'attaquant à la jambe.

Dans l'appartement, les policiers découvrent « un véritable arsenal », selon les termes du procureur. Ils trouvent une demi-douzaine d'armes de poing chargées dans divers endroits, un fusil à pompe et un atelier de fabrication de cartouches. Dans la cave, une vingtaine d'armes de poing, toutes chargées, ainsi qu'une mitraillette et plusieurs milliers de munitions sont saisies. Aucune de ces armes n'était déclarée.

Un « profil très préoccupant » sans connotation politique immédiate

Le procureur David Marcat a qualifié l'individu de « profil très préoccupant qui pouvait à tout moment passer à l'acte ». Il a toutefois souligné qu'à ce stade, il n'y avait « aucune connotation politique ou militante » dans les faits, ni de contexte de radicalisation. Une enquête pour tentative d'homicides sur personnes dépositaires de l'autorité publique a été ouverte et confiée à la police judiciaire d'Orléans.

Le septuagénaire avait été condamné en 2017 pour des faits de violences et de menaces de mort. « Rien ne pouvait laisser penser que ce monsieur pouvait agir de la sorte », a relevé David Marcat. Le maire de Châteauroux, Gil Avérous, l'avait pour sa part décrit plus tôt comme un « homme calme » et un militant RN très actif et bien connu.

L'affaire, qui a profondément marqué la ville de Châteauroux, met en lumière la dangerosité potentielle d'individus détenant illégalement des armes en grande quantité. Les investigations se poursuivent pour déterminer les motivations exactes de cet acte violent.

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