Un militaire grièvement blessé par balle lors d'un jeu dangereux après une soirée alcoolisée
Militaire blessé par balle lors d'un jeu après une soirée alcoolisée

Un militaire grièvement blessé par balle lors d'un jeu dangereux après une soirée alcoolisée

Un militaire a été lourdement blessé à la tête par balle, et trois de ses camarades ont été mis en examen par le parquet de Paris. Les faits se sont déroulés le 14 février, lors d'une soirée où l'alcool a été consommé en violation des règles strictes en vigueur.

Les circonstances de l'incident

Les militaires impliqués appartiennent au 35e régiment d'artillerie parachutiste de Tarbes. Ils étaient en mission « Sentinelle » en région parisienne et logés sur le site de l'hôpital militaire de Percy. Selon le parquet de Paris, la victime a été atteinte « d'un projectile de calibre de 9 mm à la tête » et a dû être conduite en urgence au bloc opératoire.

L'enquête a d'abord été ouverte par le parquet de Nanterre avant d'être transférée à Paris, compétent car les mis en cause sont des militaires. En garde à vue, les militaires ont reconnu avoir consommé de l'alcool lors de cette soirée, malgré l'interdiction formelle sur le site de l'hôpital des armées.

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Des taux d'alcoolémie alarmants

Le parquet a relevé que les militaires présentaient des taux d'alcoolémie allant de 0,17 g/L à 2,5 g/L dans le sang. Plus précisément, le militaire soupçonné d'être le tireur avait un taux de 1,57 g/L. Ces niveaux ont contribué à créer un environnement dangereux.

Les militaires ont alors « joué à tester la réactivité de chacun face à une arme tendue ». Ce jeu a tourné au drame lorsque l'un d'eux a tiré, blessant grièvement son camarade.

Les poursuites judiciaires

Le militaire mis en examen pour avoir tiré, identifié comme Benjamin D., est poursuivi pour « violences avec arme suivie d'infirmité permanente » et pour « violation de consigne par consommation d'alcool ». Son avocat, Me Baptiste Bellet, a déclaré que son client reconnaissait être à l'origine du tir, mais l'a qualifié d'« strictement accidentel ».

« Mon client ignorait que l'arme était chargée », a-t-il insisté, assurant que son client coopérerait « pleinement » à l'enquête. Le juge des libertés et de la détention a décidé de ne pas placer le tireur en détention provisoire. Son statut de militaire ne permet pas non plus de le placer sous contrôle judiciaire, comme l'a rappelé le parquet.

Les autres militaires impliqués

Deux autres militaires sont également poursuivis. Ils sont mis en examen pour « blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à trois mois » par « violation manifestement délibérée d'une obligation réglementaire de sécurité ou de prudence ».

En outre, ils sont accusés de « modification de l'état des lieux d'un crime ou délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité » et de « violation de consigne par consommation d'alcool ». Ces charges soulignent la gravité des actes commis et les tentatives présumées d'entraver l'enquête.

Cet incident met en lumière les risques liés à la consommation d'alcool et aux jeux dangereux impliquant des armes, même au sein des forces armées. L'enquête se poursuit pour déterminer toutes les responsabilités et prévenir de tels accidents à l'avenir.

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