Un an après le drame, les proches de Karen Carter, une mère de famille britannique tuée de huit coups de couteau le 29 avril 2025 devant son domicile à Trémolat (Dordogne), ont décidé de sortir du silence. Trop éprouvés pour s'exprimer publiquement, ils ont chargé leur avocat, Me Réda Hammouche, de mettre des mots sur leur souffrance.
Une femme décrite comme un soleil
Me Hammouche a déclaré : « Mes clients sont très affectés par ce qui est arrivé à Karen Carter. On parle d'un meurtre d'une brutalité inouïe sur une femme qui était un soleil pour ses proches. » La victime, âgée d'une soixantaine d'années, était une personne d'une gentillesse infinie, très impliquée dans la vie locale et associative de Trémolat. Sa disparition laisse un vide immense.
L'approche de l'anniversaire du drame
L'affliction de la famille et des amis est d'autant plus vive que la date anniversaire de la mort approche. Huit parties civiles, dont le mari de Karen, Alan Carter, se sont constituées. Leur avocat souligne le manque de réponses à ce jour.
Une enquête sans avancée majeure
L'information judiciaire pour meurtre, confiée au pôle criminel du tribunal judiciaire de Périgueux, n'a pas permis d'identifier l'auteur ni le mobile. Les gendarmes de la section de recherches d'Agen explorent plusieurs pistes : vengeance amoureuse, meurtre commandité, ou passage à l'acte d'un rôdeur. Quatre personnes ont été soupçonnées : le nouvel amoureux de Karen, une habitante jalouse, le mari, et un rôdeur d'une trentaine d'années. Mais aucune mise en examen n'a eu lieu.
Des preuves insuffisantes ?
Me Hammouche assure que le juge d'instruction travaille activement sur le dossier : « Beaucoup d'actes sont faits et d'autres sont à venir. » Les proches ont leur propre intuition, mais préfèrent laisser la justice faire son œuvre, au-delà des commentaires sur les réseaux sociaux. Ils tiennent à remercier tous ceux qui les soutiennent.



