Romain Bouvier a décidé de faire appel de sa condamnation à 19 ans de réclusion criminelle pour tentative de meurtre, prononcée le 25 septembre dernier par la Cour d'assises de Paris dans l'affaire de la mort de l'ancien rugbyman argentin Federico Martín Aramburu, tué par balles dans le 6e arrondissement de Paris le 19 mars 2022. Selon FranceInfo, son comparse, Loïk Le Priol, condamné à 26 ans de réclusion criminelle, n'a pas encore tranché sur un éventuel appel, comme l'a indiqué son avocat à nos confrères.
Un procès plus de quatre ans après les faits
Vendredi dernier, la Cour d'assises de Paris a rendu son verdict, plus de quatre ans après les faits survenus dans le 6e arrondissement de Paris. Les deux prévenus, appartenant à la mouvance d'ultra-droite, ont été reconnus coupables d'avoir tiré sur l'ancien rugbyman argentin. Cet acte est intervenu après une première altercation avec Federico Martín Aramburu dans un bar de Saint-Germain-des-Près.
Armés tous deux d'un pistolet, Loïk Le Priol et Romain Bouvier s'étaient mis en chasse de leur victime, puis, lorsqu'ils l'avaient trouvée, avaient tiré dix fois sur le père de famille de 42 ans. Romain Bouvier l'avait atteint deux fois. À noter que dans cette affaire, ni la qualification de crime raciste, ni la préméditation n'ont été retenues.
Des peines contrastées pour les deux accusés
La décision de Romain Bouvier de faire appel intervient alors que la cour a prononcé des peines distinctes pour les deux protagonistes. Loïk Le Priol, condamné à 26 ans de réclusion criminelle, n'a pas encore fait part de son intention de contester ce verdict. Son avocat a indiqué à FranceInfo qu'il n'avait pas encore décidé.
Les faits remontent au 19 mars 2022, lorsque Federico Martín Aramburu, ancien rugbyman de l'USAP, a été abattu dans les rues de Paris. Le procès, qui s'est tenu plus de quatre ans après les faits, a abouti à la condamnation des deux hommes pour leur rôle dans ce meurtre.
Un appel qui pourrait prolonger la procédure
L'appel de Romain Bouvier va désormais ouvrir une nouvelle phase dans cette affaire, avec un nouveau procès devant la cour d'assises d'appel. La décision de Loïk Le Priol, si elle suit la même voie, pourrait également mener à un réexamen de son cas. Les prochaines étapes judiciaires détermineront si les peines prononcées seront confirmées ou modifiées.
L'issue de cette procédure d'appel reste donc incertaine, mais elle marque une étape supplémentaire dans la recherche de justice pour la famille de la victime.