Le site d'information Mediapart a publié les 28 septembre et 1er octobre des messages attribués à Jordan Bardella, datant de 2013 à 2015. Selon le média, leur extraction depuis Messenger, l'application de messagerie de Meta, a été authentifiée par un huissier de justice. Le président du Rassemblement national a formellement démenti en être l'auteur, dénonçant des « faux grossiers », et a déposé plainte pour diffamation. Les faits ne sont donc pas établis, et la justice est désormais saisie.
Des publications contestées par le principal intéressé
Les messages en question, qui auraient été échangés entre 2013 et 2015, ont été rendus publics par Mediapart sur deux jours. Le média affirme que leur extraction de la plateforme Messenger a été réalisée et authentifiée par un huissier, une procédure qui vise à garantir l'intégrité des données. Ces éléments ont été publiés dans le cadre d'une enquête plus large, mais le contenu précis des échanges n'est pas détaillé dans cette dépêche.
Jordan Bardella, qui dirige le Rassemblement national depuis 2022, a immédiatement réagi en contestant l'authenticité de ces messages. Il les qualifie de « faux grossiers », une expression qui suggère une falsification manifeste. Le président du parti a également annoncé avoir porté plainte pour diffamation, une procédure qui vise à établir la véracité des accusations portées contre lui.
Une affaire entre démenti et procédure judiciaire
Cette affaire intervient dans un contexte où la crédibilité des sources et la vérification des faits sont au cœur des débats publics. Mediapart, de son côté, maintient ses publications, s'appuyant sur l'authentification par huissier comme preuve de leur origine. Le Rassemblement national, par la voix de son président, conteste fermement ces allégations et a choisi la voie judiciaire pour répondre.
La plainte pour diffamation déposée par Jordan Bardella devra être examinée par la justice. Il appartiendra aux tribunaux de déterminer si les messages sont authentiques ou s'il s'agit effectivement de faux, comme le prétend le président du RN. En attendant, les faits ne sont pas établis, et la présomption d'innocence s'applique au plaignant.
Une procédure qui pourrait faire jurisprudence
Cette affaire soulève des questions sur la manière dont les preuves numériques sont collectées et présentées dans l'espace public. L'authentification par huissier, bien que reconnue, ne garantit pas nécessairement l'origine réelle des messages, qui pourraient avoir été créés ou modifiés avant leur extraction. La décision de justice, quelle qu'elle soit, pourrait avoir des implications pour d'autres cas similaires.
En attendant, Jordan Bardella continue de nier toute implication dans ces échanges. Le Rassemblement national, de son côté, a exprimé son soutien à son président, tandis que Mediapart maintient ses publications. L'issue de cette affaire dépendra désormais de l'enquête judiciaire, qui devra trancher sur la véracité des messages et sur la responsabilité éventuelle de leur auteur présumé.