Menace à la bombe contre le siège de LFI à Paris : le bâtiment évacué
Le siège national de La France insoumise a été évacué ce mercredi 18 février 2026 suite à une menace à la bombe. L'annonce a été faite par le coordinateur du mouvement, Manuel Bompard, sur le réseau social X, dans un contexte de fortes tensions politiques.
Intervention policière et évacuation
Les services de police sont immédiatement intervenus sur place, dans le Xe arrondissement de Paris. Une inspection complète des locaux a été menée pour assurer la sécurité du bâtiment et lever tout doute concernant la menace. Le service presse du parti a confirmé à l'AFP que quelques salariés se trouvaient à l'intérieur lors de l'arrivée des forces de l'ordre, et que tous ont dû quitter les lieux.
Manuel Bompard a précisé que "l'ensemble des salariés et des militants sont en sécurité". Selon une source proche du dossier, cette opération de "levée de doute" s'est déroulée dans la matinée, mobilisant les équipes spécialisées de la police.
Un climat de tensions politiques exacerbées
Cet incident survient dans un climat particulièrement tendu, marqué par la récente mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon. La vice-présidente insoumise de l'Assemblée nationale, Clémence Guetté, a vivement réagi en déclarant : "Un cap est franchi. Ceux qui utilisent le drame et la mort d'un jeune homme pour s'en prendre à La France insoumise doivent cesser leurs abjectes manœuvres."
De son côté, Paul Vannier, élu et cadre insoumis, a pointé du doigt les adversaires politiques du mouvement. Il a accusé plusieurs figures politiques, dont Gérald Darmanin, François Hollande, Jordan Bardella et Marine Le Pen, d'être responsables du déferlement de violence dont LFI se dit victime. Ces accusations font suite aux liens établis par certains entre le parti et l'affaire Quentin Deranque, dans laquelle un collaborateur parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault a été arrêté.
Conséquences et réactions immédiates
L'évacuation du siège de LFI illustre l'intensification des tensions politiques en France. Les réactions des élus insoumis soulignent une polarisation croissante, où chaque événement est perçu comme une attaque ciblée. Les services de sécurité restent vigilants, et des mesures supplémentaires pourraient être prises pour protéger les locaux du parti à l'avenir.
Cet épisode rappelle la nécessité de maintenir un débat politique apaisé, alors que les incidents sécuritaires se multiplient autour des institutions et partis politiques. La priorité demeure la sécurité des personnes et des biens, comme l'a démontré l'intervention rapide et professionnelle des forces de l'ordre ce mercredi.



