Mas de Mingue : un suspect demande sa libération, l'avocat général s'y oppose
Mas de Mingue : libération demandée, l'avocat général refuse

Un jeune homme suspecté d'avoir participé à un projet de fusillade avec un fusil-mitrailleur M16 au Mas de Mingue, à Nîmes, a comparu ce mercredi devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel pour demander sa remise en liberté. L'avocat général s'est fermement opposé à cette demande, invoquant le contexte des tirs récents dans le quartier et le risque de pression sur le suspect. Le délibéré sera rendu ce jeudi.

Un projet de fusillade déjoué en octobre 2025

L'affaire remonte à octobre 2025. Les enquêteurs avaient alors interpellé deux suspects juste avant leur passage à l'acte, alors qu'ils s'apprêtaient à ouvrir le feu aux abords d'un café du Mas de Mingue avec une arme de guerre. Le jeune homme qui comparaissait ce mercredi, décrit comme ayant une allure adolescente, vêtu d'un pull à capuche de marque The Kooples, était présenté comme l'un des protagonistes de ce projet de fusillade. Il a été mis en examen pour association de malfaiteurs et détention d'armes de guerre, en l'occurrence un fusil-mitrailleur M16.

Selon les éléments de l'enquête, il avait été recruté pour ouvrir le feu en direction du bar avec un complice. Les deux suspects avaient été arrêtés début octobre, avant que le projet ne soit exécuté, puis incarcérés dans la foulée.

Une demande de libération contestée

Devant la chambre de l'instruction, Me Manon Casteran, l'avocate du suspect, a plaidé pour la remise en liberté de son client. Elle a estimé que ce dernier n'avait rien dissimulé lors de son interrogatoire et que son degré d'implication permettait d'envisager une libération. Elle a également souligné le profil du jeune homme, qui contraste avec la gravité des faits qui lui sont reprochés.

L'avocat général a toutefois requis le rejet de la demande. Il a mis en avant plusieurs arguments : le contexte des tirs récents au Mas de Mingue, la pression que le mis en examen pourrait subir s'il était libéré, et le trouble à l'ordre public que pourrait provoquer sa remise en liberté. La chambre de l'instruction a mis sa décision en délibéré, qui sera rendue ce jeudi.