Martin Ney : le profil glaçant d'un prédateur jugé pour le meurtre de Jonathan
Martin Ney : profil glaçant d'un prédateur jugé pour meurtre

L’homme qui occupera durant trois semaines le box des accusés de la cour d’assises de Nantes est semble-t-il un cas unique. L’histoire criminologique récente ne porte pas trace d’un autre agresseur sexuel s’en prenant ainsi systématiquement à des jeunes garçons prépubères dans des lieux clos. La personnalité de Martin Ney, accusé du rapt et de l’assassinat du petit Jonathan en avril 2004, n’en est que plus centrale dans la compréhension de ses passages à l’acte.

Un éducateur le jour, un prédateur la nuit

Martin Ney est soupçonné d'avoir enlevé le petit Jonathan Coulom dans un dortoir de classe verte en Loire-Atlantique, puis de l'avoir tué et de s'être débarrassé de son corps dans un étang. Selon les experts, il présentait une double vie : éducateur respecté le jour, il devenait la nuit un prédateur ciblant les garçons prépubères dans des centres d'accueil.

Une enfance marquée par l'ambivalence

Martin Ney grandit dans la région de Brême (Allemagne) auprès d’une mère tantôt douce, tantôt sévère et dénigrante. Ce positionnement ambivalent désarçonne cet enfant timide et réservé qui peine à se socialiser. Enfant, il subit les moqueries de ses camarades en raison de ses oreilles décollées et de troubles de l’élocution. Son père, alcoolique, a très tôt quitté le domicile familial et n’a jamais réellement investi son rôle.

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Les experts psychiatriques décrivent une personnalité complexe, marquée par un profond sentiment d'infériorité et un besoin de contrôle. La nuit, il pervertit les enfants et parfois les tue, comme l'a résumé un enquêteur. Le procès, qui débute ce mardi, devrait permettre de mieux comprendre les ressorts de cette trajectoire criminelle hors norme.

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