Dimanche dernier, les habitants de Marck, dans le Pas-de-Calais, ont été invités à se prononcer sur une question peu ordinaire : faut-il armer de pistolets les policiers municipaux de la commune ? Pour trancher, le maire Pierre-Henri Dumont a organisé un référendum, rapporte Valeurs Actuelles. Une initiative qu'il avait inscrite à son programme lors des élections municipales de 2026. « C'est un outil utile qui n'est pas assez utilisé », raconte-t-il.
Une ville calme mais des craintes sécuritaires
Avec près de 10 500 habitants, Marck se présente comme « une ville sûre ». Au total, 225 crimes et délits y ont été recensés l'année dernière. Le taux de criminalité s'établit ainsi à 21,53 pour 1 000 habitants, contre 61,85 à Calais.
Malgré ce calme relatif, la police municipale, composée de cinq agents, a réclamé des armes létales. Ces agents sont déjà équipés de bombes lacrymogènes et de matraques. Le maire soutient leur demande, invoquant la nécessité de protéger ses agents face à d'éventuels incidents impliquant des passeurs de migrants armés.
Un refus net des habitants
Les Marckois n'ont finalement pas suivi la proposition du maire, avec 63 % de « non », pour seulement 20 % de participation. Ce rejet signifie que les policiers municipaux ne recevront pas de pistolets. En revanche, ils recevront prochainement des pistolets à impulsion électrique (Taser), une alternative non létale.
Le maire souhaite également renforcer les effectifs avec deux policiers municipaux supplémentaires afin de mettre en place des patrouilles nocturnes et le week-end. Cette mesure n'a pas été soumise au vote et reste d'actualité. Le refus des habitants n'empêche pas la poursuite de ce projet de renforcement.