Une marche sous haute tension à Lyon
La préfecture du Rhône a annoncé vendredi qu'une marche en hommage à Quentin Deranque, militant nationaliste battu à mort par des individus liés à l'ultragauche, serait autorisée samedi à Lyon. Cependant, cet événement sera placé sous un dispositif de sécurité exceptionnel, qualifié de « haut niveau » par les autorités.
Un appel relayé par l'ultradroite
Ce défilé, dont l'organisation et la promotion sont massivement reprises par des groupuscules d'ultradroite en France et à travers l'Europe, suscite une vive inquiétude. La préfecture a donc décidé d'encadrer strictement la manifestation pour prévenir tout trouble à l'ordre public.
Le parcours autorisé, limité à 1,4 kilomètre dans le 7e arrondissement de Lyon, mènera jusqu'au lieu de l'agression mortelle. Un arrêté préfectoral interdit formellement toute autre manifestation en dehors de cet itinéraire défini.
Un dispositif policier impressionnant
Pour garantir la sécurité, la préfecture mobilise des moyens considérables :
- Des effectifs importants de la direction interdépartementale de la police nationale du Rhône
- Plusieurs compagnies républicaines de sécurité (CRS), dont la CRS 83, envoyées en renfort par le ministre de l'Intérieur
- Des escadrons de gendarmerie mobile
- Des policiers nationaux déployés depuis différents départements de la région
Ce dispositif sera complété par la présence de policiers dans les transports en commun, la participation de la sûreté ferroviaire pour sécuriser les gares, et l'implication de la police municipale pour la protection des édifices publics.
Documentation et prévention des débordements
Un arrêté spécifique autorise la « captation d'images par drone » pendant toute la durée de la marche. Cette mesure vise à documenter d'éventuels débordements et à assurer une surveillance aérienne complémentaire.
La préfecture insiste sur la nécessité pour les participants de respecter le « caractère pacifique » de cette marche, souhaité par la famille de Quentin Deranque. Cette dernière a précisé qu'elle ne s'associait pas à l'organisation de l'événement et n'y participerait pas, demandant qu'aucune expression politique ne soit associée à ce moment de recueillement.
La manifestation est prévue pour débuter à 15 heures, sous le regard vigilant des forces de l'ordre qui devront trouver l'équilibre délicat entre liberté d'expression et maintien de l'ordre public dans un contexte particulièrement sensible.



