À la veille de la journée de mobilisation du mardi 29 septembre, l'Union syndicale lycéenne (USL) appelle les élèves des lycées français à se mobiliser massivement. La principale organisation de jeunesse entend ainsi généraliser le mouvement de contestation qui s'épaissit depuis quelques jours dans les établissements du second degré, notamment en Île-de-France.
Une mobilisation qui se généralise
« On a pris la décision de généraliser ce qui se passe en Île-de-France, parce que ce sont des problématiques présentes sur tout le territoire », a déclaré le président de l'USL, Ryad Rani. Le mouvement, en croissance, a déjà donné lieu à l'intervention des forces de l'ordre devant plusieurs établissements paralysés en région parisienne. L'USL invite les élèves « à se mobiliser pour leurs droits et contre l'austérité budgétaire ».
Dans un message publié sur X, le leader des insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a critiqué « la répression » du gouvernement. « Cette férocité est irresponsable avec un arrière-goût raciste évident. Pas touche à nos jeunes », a-t-il écrit.
Le gouvernement répond aux accusations
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a rapidement répondu. « Ce matin, une lycéenne a été blessée à l'acide chlorhydrique, aux mains et au visage par des agresseurs violents. Il y a aussi les tirs de mortier par dizaine, les incendies, les agressions contre les personnels. Votre accusation de racisme est une insulte », a-t-il critiqué. D'après plusieurs sources citées par France 3, la jeune femme brûlée à l'acide l'aurait été au lycée Paul-Eluard de Saint-Denis. On ignore pour l'heure dans quel contexte.
Alors que plusieurs lycées de région parisienne étaient bloqués, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, et le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, ont averti que les forces de l'ordre pourraient intervenir afin de « préserver l'ordre public ». « Si l'expression des lycéens doit être respectée, les actions violentes ne sauraient être tolérées », ont écrit les deux ministres.
Quelle ampleur pour la grève ?
La journée du mardi 29 septembre est le premier acte de mobilisation de la fonction publique depuis la rentrée. On ignore pour l'heure à quel niveau il sera suivi dans le secondaire. Les enseignants de collège et de lycée ne sont pas tenus de s'annoncer grévistes. D'après le SNUipp-FSU, premier syndicat des enseignants, le taux de gréviste devrait être de 40 % mardi dans les écoles primaires.