Le mouvement de colère des lycéens, parti mi-septembre de région parisienne, s'est étendu et tendu la semaine dernière, avec une multiplication d'actes de violences et de dégradations partout en France. Les lycéens réclament plus de moyens pour leurs établissements, dénoncent l'insalubrité des bâtiments, des classes surchargées, ou des absences non remplacées, particulièrement dans les quartiers populaires, ou encore les inégalités créées par Parcoursup.
Un bilan lourd : 5.000 interpellations et 24 établissements saccagés
Avant une nouvelle journée de manifestations attendue ce mardi, les cours sont toujours partiellement suspendus dans 400 à 500 établissements scolaires. Au total, l'exécutif recense 5.000 interpellations, dont environ 85 % de mineurs, 24 établissements « incendiés ou saccagés » et « 78 personnels de l'Education nationale blessés », « généralement par des personnes extérieures » aux lycées concernés.
La répression policière critiquée, cinq enquêtes en cours
La brutalité de la répression policière face aux manifestants est également vivement critiquée par plusieurs syndicats et des associations, comme la Ligue des droits de l'homme. Cinq enquêtes de la police des polices sont en cours. A Tours, un jeune lycéen de 16 ans a notamment perdu l'usage d'un œil, en raison de lésions « compatibles avec l'impact d'une balle de défense de type LBD ».
Un appel à témoignages pour les parents
Dans ce contexte, en tant que parents, hésitez-vous à laisser partir votre enfant en cours ? Avez-vous peur qu'il soit blessé ou qu'il participe à des manifestations ? Qu'il soit exposé à la violence ? Racontez-nous.