Lycéen de Belfort remis en liberté sous contrôle judiciaire
Lycéen de Belfort remis en liberté sous contrôle judiciaire

Le lycéen de 17 ans, incarcéré depuis dix jours pour avoir frappé un policier à la tête lors du mouvement lycéen à Belfort, a été remis en liberté ce mercredi. La chambre d'instruction de la cour d'appel de Besançon a fait droit à la demande déposée par son avocat, Arié Alimi. Le jeune homme, qui devait sortir de prison dans la journée, a été placé sous contrôle judiciaire strict.

Un contrôle judiciaire strict

Selon un communiqué du parquet général de Besançon, il lui est notamment interdit de manifester, de quitter son domicile entre 19h30 et 7 heures, de se présenter devant un autre lycée que le sien, de communiquer sur les réseaux sociaux et de rentrer en contact avec les autres mis en cause dans ce dossier. Le parquet, qui avait demandé le maintien en détention, a indiqué qu'il n'exercerait pas de recours contre cette décision.

L'avocat salue une décision juste

L'avocat du jeune homme a exprimé sa satisfaction. L'adolescent a « reconnu les faits de violence sur le fonctionnaire de police » et « sera un jour jugé évidemment », a-t-il souligné. Cependant, ce « gamin [...], que tout le monde décrit comme quelqu'un de gentil et d'admirable », n'avait « strictement rien à faire en prison », selon lui.

Quatre autres lycéens mis en examen

Le jeune homme, de nationalité bulgare, qui aura 18 ans à la fin du mois, est mis en examen pour violences aggravées après le passage à tabac d'un policier, le 2 octobre au matin, lors de heurts près du lycée Courbet. Le fonctionnaire, chef du renseignement départemental, avait été frappé à terre après avoir tenté d'interpeller le jeune Bulgare, qu'il avait repéré comme étant l'un des casseurs participant aux jets de projectiles et feux de poubelles en parallèle de la mobilisation lycéenne.

Sur les vidéos de l'agression qui circulent sur les réseaux sociaux, au moins deux autres personnes lui donnent des coups de pied. Le suspect de 17 ans a reconnu avoir porté « deux coups de pied à la tête » et a « exprimé des regrets importants », selon le procureur de Belfort Paul-Édouard Lallois. Quatre autres lycéens ont également été mis en examen dans l'enquête sur les violences à l'encontre du policier.

L'adolescent a par ailleurs porté plainte pour « tentative de meurtre » contre le policier qui, selon lui, a essayé de le noyer en lui maintenant la tête dans l'eau d'un ruisseau. Une enquête a été confiée à l'inspection générale de la police nationale (IGPN).