Lycéen blessé par un tir policier à Saint-Ouen-l’Aumône : deux enquêtes ouvertes
Lycéen blessé par tir policier : deux enquêtes ouvertes

Un adolescent a été grièvement blessé au visage par un tir de projectile policier, lundi 28 septembre, lors du blocage de son lycée professionnel du Château d’Épluches à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise). Deux enquêtes ont été ouvertes, dont une confiée à l’IGPN pour déterminer les circonstances du tir. Le lycéen, transporté à l’hôpital de Pontoise, souffre de graves blessures à la bouche, selon sa mère.

Un tir pendant un blocus lycéen

Les faits se sont produits vers 10 h 30 devant l’établissement, dans le cadre d’un mouvement lycéen. La matinée était plutôt calme avant que des tensions n’éclatent entre élèves et forces de l’ordre, rapporte Le Parisien. Une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux montre l’adolescent aux prises avec des policiers, avant qu’un fonctionnaire n’utilise un lanceur de type « Cougar ». Le projectile a touché l’adolescent au visage.

« Toutes ses dents du haut sont cassées »

La mère du lycéen, indignée, a décrit à nos confrères l’état de son fils : « Il a la bouche défoncée. Toutes ses dents du haut sont cassées, comme en arc de cercle. En bas, on ne sait même pas encore ce qu’il lui reste. » Elle annonce vouloir déposer plainte.

Des versions divergentes sur les faits

Les témoignages divergent sur les secondes ayant précédé le tir. Une enseignante affirme au Parisien que le lycéen filmait la scène et aurait été saisi puis frappé avant de se débattre. Le parquet de Pontoise indique de son côté que le mineur serait venu au contact d’une policière et lui aurait porté des coups. Repoussé au sol, il aurait alors été touché par le tir d’un second fonctionnaire.

Deux enquêtes ont été ouvertes, selon franceinfo. La première, confiée à l’IGPN, doit déterminer les circonstances et les conditions d’usage de l’arme du policier. La seconde enquête porte sur d’éventuelles violences commises par le lycéen sur une policière. Ces investigations devront établir les responsabilités de chacun dans cet incident survenu en marge d’un mouvement de contestation lycéenne.