Ce lundi matin, dès 7 h 30, près de 400 élèves du lycée Pierre-et-Marie-Curie de Menton ont répondu à l'appel national de blocage des établissements scolaires. Mais au-delà du mouvement national, les lycéens ont surtout voulu faire valoir leurs conditions de travail et d'études, ainsi que l'absence de dialogue avec la direction.
Des revendications précises et une mobilisation forte
Les pancartes ont fusé devant le portail de l'établissement, resté clos : « Nos journées sont plus longues que vos nuits », « Emploi du temps surchargé, marre des horaires d'enfer ! », « Notre santé mentale compte autant que nos notes au bac », « Besoin d'aller aux toilettes ? Bonne chance ! ». Des fumigènes et des pétards, lancés par quelques jeunes, ont émaillé la manifestation, sans faire d'incident, tandis que d'autres tapaient sur des poubelles ou déplaçaient les grilles.
« Notre objectif, c'est d'être entendus par la direction ! », martelait Julien, dans son costume de vache, tout en modérant la colère des jeunes. « Je n'ai pas peur du ridicule pour attirer l'œil du proviseur ! »
Des conditions dénoncées : toilettes, effectifs, professeurs manquants
Les lycéens ont détaillé leurs griefs. « Pas de toilettes pour les garçons depuis l'an dernier, et seulement 5 pour les filles, on doit demander les clés pour y aller, c'est assez humiliant… », explique Lilou. « Dans la classe, on est 36 et certains ont fait des malaises à cause de la chaleur depuis la rentrée… » lance Camille. « On n'est plus en demi-groupes pour les langues et il manque encore un prof de français en STMG » ajoute Tom.
Entre « emplois du temps incohérents, sans pause déjeuner parfois » et des sanctions qu'ils jugent « drastiques en cas de retard », les lycéens mentonnais ont annoncé leur intention de revenir dès ce mardi matin, et toute la semaine si nécessaire.