Dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 août, la Brigade Loup a abattu un loup sur la commune de Sévérac d'Aveyron, a annoncé la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) avec les Jeunes Agriculteurs (JA) de l'Aveyron dans un communiqué de presse commun. L'opération s'est déroulée dans le cadre d'un tir de défense simple, après que trois attaques successives ont eu lieu sur la même exploitation en moins de cinq jours, laissant 17 brebis tuées ou grièvement blessées.
Une première attaque fin juillet
Dès la première attaque, fin juillet, la FDSEA, les JA de l'Aveyron et le président de la Chambre d'agriculture, Laurent Saint-Affre, se sont mobilisés pour obtenir rapidement les mesures de protection nécessaires à la sauvegarde de l'élevage. Après une visite sur les lieux des attaques de la part des responsables syndicaux, des agents de l'Office Français de la Biodiversité et des services de l'État pour constater les dégâts, la préfecture a décidé l'intervention de la Brigade Loup.
Composée de lieutenants de louveterie assermentés et bénévoles sous l'autorité du préfet, cette brigade est chargée d'abattre des animaux sauvages causant des dégâts aux cultures ou comportant un risque pour la population. Deux autorisations ont été accordées : la possibilité de capturer les chiens errants sur la zone et la mise en place des tirs de défense simple.
Analyses génétiques en cours
L'animal abattu devrait être autopsié dans les prochains jours afin de réaliser des analyses génétiques permettant de déterminer avec certitude son génotype. "On espère avoir tué le loup responsable de ces attaques et pouvoir tourner la page", a déclaré Léo Nakich, président des Jeunes Agriculteurs Aveyron. Il salue une "réaction rapide des services de l'État", mais se montre tout de même mitigé : "La prédation s'étend et ce n'est pas rassurant. L'Aveyron est un nouveau territoire de prédation, nous n'avions pas l'habitude."
Le Larzac également touché
Dans le Sud-Aveyron, ce n'est pas la première attaque recensée attribuée au loup. En avril dernier, le plateau du Larzac avait déjà été touché, suscitant une vive inquiétude parmi les éleveurs. Face à la multiplication des attaques, plusieurs associations d'agriculteurs avaient demandé la mise en place d'un plan d'urgence.
Dans leur communiqué, la FDSEA et les JA de l'Aveyron ont tenu à réaffirmer leur "soutien total aux éleveurs confrontés à ces attaques". "Nous continuerons d'agir sans relâche pour accélérer les procédures et amener une réponse rapide et à la hauteur, aux agriculteurs victimes de la prédation. Nous ne laisserons pas gagner les prédateurs !", ont-ils conclu.



