Lodève : 150 lycéens bloquent le lycée Vallot ce mardi matin
Lodève : 150 lycéens bloquent le lycée Vallot

Ce mardi 6 octobre 2026, dès 6 h 30, environ 150 lycéens se sont rassemblés devant l’entrée principale du lycée Joseph-Vallot de Lodève pour bloquer l’établissement, répondant à un appel national. Le mouvement, préparé depuis près d’une semaine, a rassemblé des élèves accompagnés de membres de l’association des parents d’élèves, venus encadrer la mobilisation et permettre aux jeunes de faire entendre leur voix.

Un dispositif de sécurité conséquent

Les forces de gendarmerie étaient déployées en nombre pour filtrer les élèves et fouiller les sacs à l’entrée de la rue menant au lycée. Malgré ces contrôles, la manifestation s’est déroulée dans le calme et la bonne humeur, selon les témoignages recueillis sur place. Les organisateurs, Dimitri et Idriss, élèves de Première et de Terminale, ont expliqué : « Ça fait près d’une semaine qu’on prépare ce mouvement, nous avons rencontré le proviseur et les CPE pour préparer cette journée, et on ne pensait pas que ça allait prendre une telle ampleur. »

Le proviseur Benjamin Arino, le maire Claude Laateb, plusieurs élus locaux, la conseillère régionale Fadelha Benammar-Koly, ainsi que des enseignants et des militants associatifs et politiques étaient présents pour soutenir les lycéens et veiller au bon déroulement de l’opération. Leur présence visait à s’assurer que tout se passe dans le calme, tout en permettant aux élèves d’exprimer leurs revendications.

Des revendications locales et nationales

Les lycéens ont profité de ce blocus pour dénoncer plusieurs problèmes. « On dénonce le manque de professeurs, quelques problèmes à l’internat par exemple, même si on est conscient qu’à Lodève, notre lycée est bien desservi en termes de matériel », ont précisé Dimitri et Idriss. Ils ont également exprimé leur soutien au collège Dardé, ainsi qu’à tous les autres lycées mobilisés, pour « se faire entendre » et dénoncer les violences policières survenues lors d’autres blocus.

Le dispositif Parcours Sup a également été pointé du doigt : « C’est un gros problème pour beaucoup d’entre nous », ont ajouté les organisateurs. Les messages affichés étaient nombreux, mais l’ambiance est restée bon enfant, avec la volonté affichée d’éviter toute récupération ou débordement, et d’inscrire ce mouvement dans la durée.