Le tribunal administratif de Toulon a rejeté, ce jeudi 15 octobre, le recours de Valérie Rialland contre les élections municipales du Pradet. La liste « Union des droites pour la République » qu'elle conduisait était arrivée en deuxième position, derrière celle « divers droite » du maire Hervé Stassinos. Le scrutin de mars 2026 est donc définitivement confirmé.
Une dizaine de griefs examinés par la troisième chambre
Dans son jugement, la troisième chambre du tribunal, présidée par Philippe Harang, a écarté la dizaine de griefs soulevés par la candidate battue, avec un écart de seulement 64 voix. Parmi les arguments avancés figuraient les « petits déjeuners citoyens » organisés par la mairie du Pradet, l'édito du maire dans le magazine municipal, les vœux du Nouvel An, ou encore « des tapes dans le dos dans un bureau de vote ».
Un message Facebook jugé dans les limites de la polémique électorale
Selon l'avocat de la conseillère municipale d'opposition, « le cœur de sa protestation électorale » reposait notamment sur un message mettant en cause la sincérité de Mme Rialland, posté sur Facebook par un adversaire trois minutes avant la fin de la campagne, sans laisser de temps à la candidate pour répondre. Le tribunal a toutefois estimé que « d'une part, l'élément de polémique électorale en cause n'était pas nouveau. D'autre part, cette publication numérique n'excède, ni par son ton, ni par son contenu, les limites habituelles de la polémique électorale et ne comporte aucune mention injurieuse ou diffamatoire ».
Une décision qui confirme les résultats du scrutin
Le tribunal a conclu que « dans ces conditions, sa diffusion, quelle que soit son ampleur, n'a pas été de nature à altérer la sincérité du scrutin, en dépit de son caractère tardif et du très faible écart de voix entre les deux premières listes en présence ». Cette décision met un terme au dernier recours dont était saisi le tribunal administratif concernant ces élections municipales.