Roland Cazaux, dit le Chat : 17 ans de terreur et 36 viols dans le Sud-Ouest
Le Chat : 17 ans de terreur et 36 viols dans le Sud-Ouest

Le Chat : 17 ans de terreur dans le Sud-Ouest

Arrêté le 20 février 2002 à Saint-Geours-de-Maremne, Roland Cazaux, surnommé le Chat, a été condamné aux assises de la Gironde en 2005 à quatorze ans de prison. Cet homme, décrit comme un bon père et un mari aimant, a reconnu 36 viols ou tentatives de viols, commis entre 1985 et 2002, principalement à Arcachon et dans les Landes. Ces faits, uniques dans l'histoire judiciaire de la région, ont semé la terreur pendant près de deux décennies.

Une double vie bien cachée

Originaire de Saint-Geours-de-Maremne, dans les Landes, Roland Cazaux menait une double vie. Côté face, ce grand et bel homme sportif, à l'allure de surfeur, était marié, père exemplaire de deux enfants et contremaître au sein de l'entreprise des chantiers d'Aquitaine, où il était considéré comme un employé modèle. Côté pile, la nuit, il se transformait en prédateur, agressant et violant des femmes. Il a sévi dans plusieurs communes, dont Ramonville-Saint-Agne en Haute-Garonne, Hossegor dans les Landes, Arcachon, La Teste-de-Buch et Gradignan en Gironde.

Un mode opératoire méthodique

Le violeur en série surprenait ses victimes, âgées de 19 à 78 ans, toujours selon le même scénario. Au volant de sa camionnette de fonction, il repérait des femmes seules, plutôt aisées, souvent avec des enfants. Après les avoir longuement épiées, il s'introduisait dans leur maison en pleine nuit, généralement entre 2 et 4 heures du matin. Il leur ligotait les poignets avec une cordelette avant de les violer, et dérobait parfois de l'argent ou des objets. Sa capacité à se déplacer avec agilité dans l'obscurité lui a valu le surnom d'homme-araignée par la police.

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Une traque de longue haleine

Les premières agressions remontent à 1985, mais il aura fallu dix-sept ans pour que policiers et gendarmes mettent un terme aux agissements de Roland Cazaux. Les enquêteurs ont dû faire face à un criminel intelligent et socialement bien adapté, qui a su échapper aux investigations pendant des années. En 2001, une cellule spéciale nommée Viol 40 est mise en place, regroupant des gendarmes de Pau, Dax et Mont-de-Marsan, en collaboration avec le service régional de police judiciaire de Bordeaux.

L'arrestation et le procès

Le 20 février 2002, Roland Cazaux est finalement interpellé à son domicile de Saint-Geours-de-Maremne. Son arrestation fait suite à des témoignages cruciaux et à la publication d'un article dans Sud Ouest. Confondu par son ADN, il passe aux aveux et reconnaît 36 viols et tentatives. Le 16 décembre 2005, après trois semaines d'un procès éprouvant où une trentaine de victimes ont témoigné, la cour d'assises de la Gironde le condamne à quatorze ans de réclusion criminelle, dont dix ans incompressibles. Il devra également se plier à un suivi socio-judiciaire de 15 ans et une interdiction de séjour dans plusieurs départements.

Le traumatisme des victimes

Ses victimes, auxquelles il a demandé pardon devant la cour, portent de lourds traumatismes. Certaines ont divorcé, d'autres n'ont jamais pu retravailler. « M. Cazaux est entré dans ma vie, il n'en est jamais ressorti », a témoigné l'une d'elles lors du procès. Son ex-femme, kinésithérapeute et mère de ses deux enfants, a expliqué son effondrement en découvrant que l'homme avec qui elle vivait une histoire d'amour était le violeur en série qui semait la terreur dans la région.

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