Jubillar : « Je l'ai étranglée donc elle n'a pas crié », nouveaux aveux
Jubillar : nouveaux détails sur l'étranglement de Delphine

Le 18 septembre, lors d'un interrogatoire mené par une magistrate toulousaine, Cédric Jubillar est revenu en détail sur la nuit du 15 au 16 décembre 2020, durant laquelle il reconnaît avoir tué sa compagne Delphine. Après cinq ans de déni et une condamnation à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025, le peintre-plaquiste a finalement avoué le 6 juillet 2026 avoir étranglé à mort l'infirmière de 33 ans. Devant la magistrate, il a toutefois nuancé ses déclarations précédentes, notamment sur l'heure des faits.

Des aveux tardifs et des horaires flous

Le 6 juillet 2026, Cédric Jubillar avait affirmé que les faits s'étaient produits vers 1 heure du matin dans la cuisine du domicile familial, contredisant le témoignage de son fils de 6 ans et de deux voisines, qui évoquent une dispute vers 23 heures. Lors de l'interrogatoire du 18 septembre, le suspect s'est montré plus hésitant. « Je suppose pour l'horaire de mon réveil mais je ne me rappelle pas précisément », explique-t-il, cité par Le Parisien.

Le mis en cause conteste toute scène de violence à l'extérieur du domicile familial ainsi que les cris entendus par le voisinage. « Je l'ai étranglée donc elle n'a pas crié », assure-t-il. Interrogé sur les raisons de leur dispute, il revient sur les propos qu'aurait tenus Delphine : « T'es qu'une merde […] je fais bien de me barrer, personne ne voudra de toi ».

Le récit du passage à l'acte

Puis le passage à l'acte, après l'avoir plaquée contre le frigidaire : « J'avais mes deux pouces positionnés au niveau de sa glotte, j'enroule mes mains autour de son cou. J'ai serré avec mes deux mains, sans objet », dit-il. Avant d'ajouter : « J'étais dans un état second, je n'ai pas senti ma force ».

Cette description contraste avec les déclarations antérieures de l'accusé, qui avait nié les faits pendant des années. La magistrate toulousaine cherche à établir les circonstances exactes du drame, notamment l'heure précise de l'étranglement, qui demeure incertaine.

Une reconstitution décisive ce vendredi

Une reconstitution judiciaire doit se dérouler ce vendredi 2 octobre à son domicile, puis dans le champ situé à une dizaine de kilomètres où il affirme avoir dissimulé le corps. Cette étape cruciale devrait permettre de confronter les déclarations de Cédric Jubillar avec les éléments matériels et les témoignages recueillis.

Le procès en appel de Cédric Jubillar est déjà programmé du 30 avril au 14 mai 2027. La reconstitution de ce vendredi pourrait apporter de nouveaux éléments avant cette échéance judiciaire.