Corse : Jean-Pierre Giacomoni, figure du banditisme, assassiné
Jean-Pierre Giacomoni, figure du banditisme corse, tué

Jean-Pierre Giacomoni, connu sous le surnom de « Bazooka » et figure historique du banditisme insulaire, a été assassiné par balles vendredi 28 août au soir près de son domicile à Ajaccio, a annoncé le parquet. L'homme, âgé de 67 ans, a été tué de plusieurs tirs alors qu'il se trouvait dans sa voiture, selon les premières informations communiquées par les autorités.

Un règlement de comptes présumé

Les faits se sont déroulés aux alentours de 20 h 30, dans le quartier des Salines, à quelques centaines de mètres de l'habitation de la victime. Les pompiers, alertés par des riverains, n'ont pu que constater le décès de Jean-Pierre Giacomoni, qui présentait plusieurs impacts de balles. Une enquête a été ouverte pour assassinat et confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire de Bastia, a précisé le procureur de la République d'Ajaccio.

Le parquet a indiqué que « l'hypothèse d'un règlement de comptes est privilégiée » dans le cadre de cette affaire, sans toutefois fournir davantage de détails sur le déroulement exact de l'attaque. Les investigations devront déterminer les circonstances précises de ce meurtre, qui intervient dans un contexte de tensions récurrentes au sein du milieu corse.

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Un parcours marqué par la violence

Jean-Pierre Giacomoni, né en 1959, était une figure bien connue des services de police et de justice. Surnommé « Bazooka » en raison de son implication présumée dans l'utilisation de cette arme lors d'un attentat dans les années 1980, il avait été condamné à plusieurs reprises pour des faits de grand banditisme, notamment des vols à main armée et des extorsions. Il était également considéré comme un proche du milieu ajaccien, sans que son rôle exact ait jamais été clairement établi.

Son passé judiciaire comprenait une condamnation à douze ans de réclusion criminelle pour sa participation à l'attaque d'un fourgon blindé à Ajaccio en 1989, au cours de laquelle un convoyeur avait été tué. Après sa libération, il était resté sous le radar des autorités, mais son nom revenait régulièrement dans les enquêtes liées au banditisme insulaire, sans qu'il soit formellement mis en cause.

Un nouveau meurtre dans un climat tendu

Cet assassinat porte à trois le nombre de meurtres liés au banditisme en Corse depuis le début de l'année 2026, selon un décompte effectué par les autorités locales. Il survient après une série de règlements de comptes qui ont secoué l'île ces derniers mois, notamment à Bastia et Porto-Vecchio. Les enquêteurs devront déterminer si ce meurtre est lié à des conflits internes au milieu ou à des rivalités territoriales.

Le procureur d'Ajaccio a appelé à la « plus grande prudence » dans l'interprétation de cet événement, précisant que « l'enquête est en cours et que toute hypothèse reste ouverte ». La police judiciaire a déjà procédé à plusieurs auditions de témoins et à l'exploitation de la vidéosurveillance du quartier pour tenter d'identifier les auteurs des tirs.

Ce nouveau drame relance une fois de plus la question de la lutte contre le banditisme en Corse, alors que les autorités multiplient les opérations de contrôle et les interpellations dans le milieu. Les proches de la victime ont indiqué qu'une cérémonie d'hommage serait organisée dans les prochains jours, tandis que l'enquête se poursuit pour faire la lumière sur les circonstances de ce meurtre.

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