Le 5 octobre, un individu s'est introduit dans une visioconférence de classe au lycée Jules-Ferry de Versailles et a diffusé des images à caractère pornographique et des vidéos d'égorgement. Une plainte a été déposée par la cheffe d'établissement, et un signalement a été adressé au procureur de la République, a confirmé le rectorat de Versailles au Parisien le 8 octobre.
Un pirate se faisant passer pour un élève
Selon le rectorat, la personne s'est connectée avant le début du cours en utilisant le prénom d'un élève d'une classe. Elle a ensuite pris le contrôle de la visioconférence et diffusé les contenus interdits. L'enseignante victime de ce détournement bénéficiera d'une « protection fonctionnelle », en plus du soutien du rectorat et de la direction de l'établissement.
Le phénomène du « cyber blocus »
Cet incident s'inscrit dans le mouvement plus large du « cyber blocus » (ou e-blocus), qui a émergé depuis le début du mouvement lycéen. Le gouvernement a appelé chaque enseignant à assurer la continuité des programmes et à dispenser ses cours à distance, une pratique qui avait rencontré un certain succès à l'époque du Covid-19. Cependant, ces derniers jours, de nombreux liens de connexion aux sessions sont partagés sur les réseaux sociaux afin que des adolescents sèment la zizanie et convertissent le blocus physique en e-blocus. Avec cette diffusion à grande échelle, les organisateurs espèrent que d'autres lycéens extérieurs se connectent également pour causer du grabuge.
Une dérive grave dans les Yvelines
Ce mouvement en ligne, particulièrement désagréable pour les enseignants, a pris une tournure problématique dans les Yvelines. « Le 5 octobre, avant que le cours ne débute, une personne s'est connectée en utilisant le prénom d'un élève d'une classe du lycée Jules Ferry de Versailles », a rapporté le rectorat à nos confrères, avant d'ajouter que « cette personne a pris le contrôle de la visioconférence de la classe et a diffusé des images à caractère pornographique et des vidéos d'égorgements ». À la suite de cet incident, la cheffe d'établissement a déposé plainte et un signalement a été adressé au procureur de la République. L'enseignante victime de ce détournement bénéficiera d'une « protection fonctionnelle » en plus du soutien du rectorat et de la direction de l'établissement.