Interpellée à la barre lors de son procès en appel à Monaco
Interpellée à la barre lors de son procès en appel à Monaco

Une Italienne de 30 ans, Fairuz B., a été interpellée à la barre de la cour d’Appel de Monaco, ce lundi 5 octobre 2026, alors qu’elle s’était présentée libre à son procès en appel. Elle faisait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré le 2 mars dernier par le tribunal correctionnel, après sa condamnation par défaut à 4 mois de prison ferme pour des faits de « violences, outrages et rébellion » envers des policiers.

Une audience sous escorte

La prévenue, assistée de son conseil, a été interpellée à la demande du ministère public. Elle a ensuite été déférée devant le magistrat de permanence, conformément à la procédure pénale, puis jugée en appel et sous escorte dans la foulée. Lors de l’audience, Fairuz B. a reconnu les faits qui lui étaient reprochés.

En première instance, le 2 mars 2026, elle avait été condamnée en son absence à 4 mois de prison ferme, 45 euros d’amende, ainsi qu’à des interdictions de conduire et de paraître en Principauté pendant 3 ans. Son avocate avait pourtant plaidé un report pour affiner sa défense et une remise en liberté, estimant que toutes les garanties de représentation étaient réunies. Cela n’a pas été le cas.

Des violences lors d’un contrôle routier

Les faits remontent au 13 février 2026, vers 14 heures, sur l’avenue d’Ostende à Monaco. Fairuz B., qui avait été contrôlée et interpellée après une conduite dangereuse, avait violemment pris à partie l’équipage de policiers. La situation avait dégénéré, notamment durant le transport vers les locaux de la Sûreté publique.

Ivre, avec un taux d’alcool mesuré à 1,26 gramme par litre de sang, elle avait copieusement insulté les deux agents, puis avait infligé des crachats et une morsure à une policière. Ces violences ont motivé la condamnation en première instance et le mandat d’arrêt délivré à son encontre.

Des réquisitions et une décision attendue

Lors de l’audience d’appel, la substitute Béatrice Moure, nouvellement arrivée au parquet général de Monaco, a requis 3 mois de prison dont 2 avec sursis, assortis d’une liberté d’épreuve de 2 ans avec obligations de se soigner et d’indemniser les deux victimes. Elle a également requis 45 euros d’amende et des interdictions de conduire et de paraître en Principauté pendant 3 ans.

La décision de la cour d’Appel sera connue le lundi 19 octobre. En attendant, la prévenue a été incarcérée à la maison d’arrêt de Monaco.