Une mission exceptionnelle pour accélérer les indemnisations après les inondations
Une mission exceptionnelle a été lancée pour faire face aux dégâts considérables causés par les intempéries récentes. La présidente de la fédération professionnelle de l'assurance, Florence Lustman, a annoncé mardi le déploiement d'une mission de reconnaissance commune visant à accélérer les indemnisations dans les zones les plus difficilement accessibles, touchées par des crues historiques.
Une réponse coordonnée des assureurs
Cette initiative, pilotée par France Assureurs, rassemble à la fois des assureurs et des experts du secteur. Florence Lustman a souligné l'urgence de la situation dans une déclaration transmise à l'AFP : Nombre de nos concitoyens concernés n'ont plus d'électricité, tandis que d'autres ont dû quitter, parfois dans l'urgence, leurs maisons. Ces crues généralisées revêtent manifestement un caractère exceptionnel.
Des intempéries successives et des dégâts importants
Après une succession d'intempéries la semaine dernière, incluant la violente tempête Nils, plus d'une dizaine de départements de l'Ouest font face à des crues exceptionnelles. Par exemple, la Garonne déborde sur plusieurs centaines de mètres de large entre le nord d'Agen et le sud de Bordeaux, au sixième jour de son état d'alerte maximal.
Au total, près de 1.600 personnes ont été évacuées en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, deux départements habitués aux inondations, depuis le début de cet épisode spectaculaire jeudi, qualifié d'historique par de nombreux habitants. Le gonflement de la Loire provoque également une crue majeure mardi dans les environs d'Angers.
Une avalanche de déclarations de sinistres
Les déclarations de sinistres affluent massivement chez les assureurs. La Macif recense pas loin de 15.000 déclarations, tandis que Covéa (Maaf, MMA, GMF) en comptait 35.000 lundi soir. Pour faciliter les démarches, ces deux groupes mutualistes ont annoncé dès vendredi l'extension exceptionnelle du délai de déclaration pour leurs assurés, passant de 5 à 30 jours.
Un coût économique élevé
Il est encore trop tôt pour chiffrer précisément les dégâts de cette crue généralisée, selon la terminologie de Vigicrues samedi. Cependant, la facture s'annonce salée, avec un coût moyen pour ce type de péril estimé à 12.000 euros par sinistre, selon les données du réassureur public CCR. Cette mission d'assureurs vise donc à répondre rapidement à une crise aux conséquences humaines et économiques majeures.



