Dans les pharmacies du Lot, les professionnels font face à une montée des incivilités depuis 2020. Attente jugée trop longue, médicament indisponible ou ordonnance déjà utilisée ailleurs : ces situations banales provoquent désormais insultes et altercations, selon un constat rapporté par La Dépêche. La fréquence de ces incidents varie toutefois fortement selon les officines.
Des incidents progressifs plutôt qu'une explosion
À Saint-Géry, le pharmacien Olivier Bories estime être confronté à un incident environ une fois par trimestre. Il observe moins une soudaine explosion des agressions qu'une installation progressive de celles-ci dans le quotidien. « On sent de plus en plus qu'il y a un manque de respect qui s'installe », constate-t-il.
Cette dégradation du climat s'observe dans la durée. Olivier Bories note également une détérioration du savoir-vivre depuis la crise du Covid. « Les gens sont de moins en moins patients », résume-t-il.
Des tensions plus fréquentes en ville
Le phénomène semble moins marqué dans les pharmacies rurales que dans les grandes villes comme Cahors. Dans ces zones urbaines, les professionnels sont davantage confrontés aux vols. Aux larcins s'ajoutent les remarques déplacées, les insultes ou l'agacement de certains patients lorsqu'ils ne peuvent pas obtenir immédiatement ce qu'ils souhaitent.
Face à ces situations parfois difficiles à désamorcer, certains pharmaciens suivent désormais des formations pour apprendre à réagir et gérer les tensions au comptoir. Cette réponse vise à outiller les professionnels face à un phénomène qui s'installe durablement dans leur exercice quotidien.