Un homme de 62 ans, originaire des Yvelines, a été placé en garde à vue le 21 août dernier pour des faits d'inceste. Selon les informations du Parisien, il est soupçonné d'avoir imposé de "multiples fellations" à sa fille, de ses 6 à ses 14 ans, au début des années 2000. Après avoir d'abord nié les faits, il a finalement reconnu les viols lors d'une seconde audition.
Des abus commis au petit matin, révélés par des flashs
Les abus sexuels, commis au petit matin, sont revenus par "flashs" pour la femme, aujourd'hui âgée de 26 ans. Elle se souvient d'un "sexe masculin non circoncis" introduit "directement dans sa bouche". Ces souvenirs ont conduit à l'interpellation du père, qui a d'abord nié les accusations d'inceste.
Lors d'une seconde audition, il a finalement reconnu "les viols commis sur sa fille" avec "un mode opératoire précis", a précisé le procureur de la République de Versailles. Selon ses déclarations, il aurait imposé de "multiples fellations" à sa fille entre ses 8 et ses 10 ans.
Une expertise psychiatrique révélatrice
Les conclusions de l'expertise psychiatrique ajoutent que l'homme a fait preuve "d'une étonnante indifférence" et d'un "détachement" lors de son audition par les enquêteurs. Ces éléments ont été notés par les experts, qui ont évalué son état mental.
À l'issue de sa garde à vue, l'homme a été déféré dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet de Versailles. Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de dénonciation des violences sexuelles sur mineurs, avec notamment une commission parlementaire qui a dénoncé les "défaillances" de la justice sur les victimes d'inceste et les 160 000 enfants victimes chaque année de violences sexuelles.
L'affaire a été révélée par Le Parisien, qui a rapporté les détails de l'enquête. Le procureur de la République de Versailles a confirmé les aveux du père, qui a reconnu les faits avec un mode opératoire précis. L'homme est désormais déféré devant la justice, où il devra répondre de ses actes.



