Un homme de 21 ans sera jugé lundi 19 octobre 2026 en comparution immédiate pour avoir déclenché un incendie dans un lycée de Salon-de-Provence, dans les Bouches-du-Rhône, a indiqué ce vendredi le parquet d'Aix-en-Provence. Le jeune homme, sans antécédents judiciaires, n'a pas expliqué son geste mais a évoqué une « influence des réseaux sociaux », selon un communiqué du procureur d'Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon.
Des dégâts estimés à 350 000 euros
Le 3 octobre, « un feu de plusieurs containers poubelle » avait fait « exploser les vitres du hall d'entrée » du lycée Empéri et « fortement endommagé les façades du bâtiment, l'espace d'accueil et un bureau », des dégâts estimés à 350 000 euros, selon la même source. Le jeune homme, interpellé jeudi à son domicile, a « immédiatement » reconnu être l'auteur des faits.
Le parquet lui a signifié vendredi sa convocation lundi devant le tribunal des comparutions immédiates. Depuis le début du mouvement lycéen en France, 37 établissements ont été partiellement incendiés et 165 personnels blessés, selon les autorités. Environ 900 policiers et gendarmes ont été blessés selon le ministère de l'Intérieur, ainsi que plus de 200 lycéens.
Un mineur de 15 ans interpellé à Marseille
Dans les Bouches-du-Rhône, un mineur de 15 ans interpellé mercredi, sans antécédents judiciaires, a reconnu avoir utilisé un mortier d'artifice à l'origine de l'incendie d'un bus à Marseille, dégradé et incendié le 1er octobre, a en outre annoncé le parquet d'Aix-en-Provence. L'adolescent a été mis en examen pour destruction volontaire d'un bus, participation à un attroupement en étant porteur d'une arme et violences volontaires commises en réunion, selon le parquet.
Placé sous contrôle judiciaire, il a notamment interdiction de participer à des manifestations sur la voie publique. Il faisait partie d'un groupe de « plusieurs dizaines d'individus dont le visage était dissimulé par des capuches et des cagoules » et qui bloquaient la rue devant un lycée du 14e arrondissement de Marseille. Le groupe avait obligé un chauffeur de bus à « arrêter son véhicule et l'abandonner », le véhicule faisant ensuite « l'objet de multiples dégradations avant d'être totalement détruit par un incendie volontairement allumé ».