Incendie criminel à Hourtin : une adolescente de 12 ans mise en cause
Incendie criminel à Hourtin : une ado de 12 ans mise en cause

Incendie criminel à Hourtin : une adolescente de 12 ans mise en cause

Le 8 mars, un incendie volontaire a ravagé le supermarché Carrefour Market d'Hourtin, en Gironde, causant des dégâts estimés à sept millions d'euros. Heureusement, l'incident n'a fait aucune victime, mais il a entièrement détruit les 3 000 mètres carrés du magasin, selon les informations rapportées par le quotidien Sud-Ouest.

Une enquête rapide et des aveux immédiats

Les investigations menées par la brigade de recherches de la gendarmerie de Lesparre-Médoc, notamment grâce à l'analyse des images de vidéoprotection de la commune et du magasin, ont rapidement permis d'identifier une suspecte. Renaud Gaudeul, procureur de la République de Bordeaux, a déclaré dans un communiqué que les éléments recueillis mettaient en cause une jeune fille mineure, âgée de 12 ans et habitante de Hourtin.

Placée en retenue le 19 mars 2026, l'adolescente a immédiatement reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Elle a précisé avoir mis le feu à des vêtements qu'elle avait trouvés dans les caddies du magasin. Lors de ses déclarations, la jeune fille a également confié son attrait pour le feu, révélant un aspect psychologique sous-jacent à cet acte criminel.

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Des mesures éducatives judiciaires appliquées

Conformément à la législation française, les mineurs de moins de 13 ans ne peuvent pas être sanctionnés par une peine d'emprisonnement. Cependant, ils peuvent faire l'objet de mesures éducatives judiciaires s'ils sont considérés comme dotés d'un discernement suffisant. Dans ce cas, l'expertise psychiatrique a confirmé que l'adolescente remplissait cette condition.

Après sa retenue, elle a été déférée le 20 mars au parquet de Bordeaux dans le cadre d'une comparution par procès-verbal, en vue d'une présentation devant le juge des enfants. Ce dernier a pris plusieurs mesures éducatives judiciaires provisoires, dans l'attente d'une audience au fond pour statuer définitivement sur son cas.

Les restrictions imposées à la jeune fille

Les mesures provisoires incluent une obligation de prise en charge médicale, essentielle pour adresser les problèmes psychologiques liés à son attrait pour le feu. De plus, l'adolescente se voit interdire de paraître à Hourtin, la commune où réside et où a eu lieu l'incendie. Elle ne peut également sortir sur la voie publique entre 19 heures et six heures, sauf si elle est accompagnée d'un éducateur, afin de limiter les risques de récidive et d'assurer un suivi strict.

Cet incident souligne l'importance des dispositifs de vidéoprotection dans les enquêtes criminelles et rappelle les procédures spécifiques applicables aux mineurs en matière de justice. Les autorités continuent de suivre de près cette affaire, qui a marqué la communauté locale par son ampleur financière et ses implications sociales.

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