Enquête de l'IGPN après un lycéen blessé à Marseille
IGPN saisie après un lycéen blessé à Marseille

Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique et avec arme », confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Il s’agit de la première saisine de la police des polices à Marseille depuis le début des manifestations lycéennes. Un adolescent de 17 ans a été hospitalisé après avoir été blessé à la tête mercredi lors d’un rassemblement devant le lycée Marie-Curie.

Des images montrent un coup de matraque

Des images diffusées sur les réseaux sociaux et par des médias montrent un policier portant un coup de matraque à la tête du jeune homme. Les incidents se sont produits alors qu’une centaine de personnes étaient réunies devant l’établissement, dont l’accès et la voie publique étaient bloqués, selon la préfecture de police.

La version de la préfecture et celle des manifestants divergent

Des CRS ont été déployés afin de permettre l’entrée des autres élèves et de dégager la circulation. La préfecture affirme qu’ils ont été visés par des « tirs de mortiers de la part de manifestants » et qu’ils ont utilisé du gaz lacrymogène après plusieurs sommations. Cinq CRS ont été blessés, dont quatre souffrant de contusions et un d’acouphènes.

Des enseignants et des élèves livrent une autre description de l’intervention. Une professeure de langue a dénoncé « une charge » des forces de l’ordre et affirmé que « beaucoup d’élèves ont pris des coups. Et des professeurs aussi », faisant état d’hématomes parmi les participants.

Des témoignages de lycéens décrivent un rassemblement pacifique

Linda, 16 ans et élève de terminale, assure de son côté que le rassemblement était « pacifique ». « On a fait une chaîne humaine. Je me suis fait gazer. Je n’ai jamais eu ça de ma vie. Ça veut dire que ma peau brûlait, mes yeux brûlaient. Je ne savais même pas où je marchais. Mon ami s’est fait exploser le crâne. Il a des points de suture », a-t-elle témoigné auprès de l’AFPTV.

Semiramis, 16 ans, également en terminale, raconte que les participants étaient « tous assis, accroupis » et que les professeurs se trouvaient en première ligne. Selon elle, « les policiers sont arrivés avec leurs boucliers, ils ont commencé à avancer, avancer, avancer ». Elle affirme que l’adolescent touché à la tête a « beaucoup saigné ». L’enquête de l’IGPN devra déterminer les circonstances exactes de cette intervention.