L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert 21 enquêtes judiciaires à Nice en 2025, contre 10 en 2024, selon son rapport annuel publié le 23 septembre 2026. Au niveau national, l’IGPN a été saisie de 1.007 enquêtes judiciaires en 2025, contre 914 en 2024, soit une hausse de plus de 10 %.
Des saisines en hausse de plus de 10 % au niveau national
Le rapport annuel de l’IGPN, qui dresse le bilan de l’année 2025, fait état d’une augmentation significative des enquêtes judiciaires confiées à la « police des polices ». Sur le millier d’enquêtes ouvertes, près de la moitié (47 %) l’a été après une saisine de l’autorité judiciaire. Les plaintes d’usagers représentent 31 % des saisines, tandis que les signalements effectués en application de l’article 40 du Code de procédure pénale comptent pour 21 % des situations.
À Nice, où exercent quatre policiers spécialisés, 21 enquêtes judiciaires ont été ouvertes et 13 d’entre elles ont été clôturées. En 2024, le bureau niçois en dénombrait 10. Pour ce qui est des enquêtes administratives, 3 ont été ouvertes sur la Côte d’Azur et 3 ont été clôturées.
Harcèlement moral et sexuel : des chiffres en baisse
Le rapport de l’IGPN consacre un chapitre aux faits de harcèlement. En 2025, 45 enquêtes judiciaires ont été ouvertes pour des faits de harcèlement moral, contre 62 en 2024, soit une baisse. Pour le harcèlement sexuel, 12 enquêtes ont été ouvertes contre 25 en 2024, ce qui représente une baisse totale de près de 35 % (87 en 2024 contre 57 en 2025). Certaines de ces enquêtes portent simultanément sur des faits relevant à la fois du harcèlement moral et du harcèlement sexuel. « La part de ces enquêtes correspond à moins de 5 % du portefeuille de l’inspection générale », précise le document.
Deux décès liés à des interventions à Nice
Le rapport détaille également la répartition des personnes décédées en 2025 dans le cadre d’une mission de police. Deux affaires ont eu lieu à Nice, toutes deux qualifiées de « décès lié au comportement de la personne décédée ». La première, survenue le 30 janvier 2025, concernait « une femme dépressive menaçant de se défenestrer du 5e étage passe de son balcon à celui de sa voisine ». Un policier est entré dans son appartement et a fait usage du pistolet à impulsion électrique avant que la personne n’enjambe le garde-corps, sans effet. Celle-ci s’est jetée dans le vide et est décédée. La seconde affaire a eu lieu le 22 septembre 2025. Un homme interpellé pour conduite sous cocaïne a été placé en garde à vue. « Le soir même, son corps inanimé est découvert en cellule, l’individu ayant mis fin à ses jours en s’étranglant avec une couverture. »
Parmi les enquêtes ouvertes à Nice figure également celle de la « pêche aux bicôts », une affaire dans laquelle une ancienne policière de la BAC de Nice a déposé plainte pour « harcèlement moral, discrimination, violences volontaires sur mineur, faux en écriture publique et usage de faux, atteinte à la liberté individuelle, menaces, abus d’autorité et violation de domicile par personne dépositaire de l’autorité publique ».



