La préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet, a annoncé ce jeudi 24 septembre un risque élevé d’installation d’une rave party non autorisée dans le département durant le week-end. Face à cette menace, elle a demandé aux gendarmes de se tenir prêts à déclencher le dispositif « rave bleue », qui consiste en un déploiement important de moyens pour empêcher l’installation d’un tel rassemblement.
Une alerte officielle et des mesures répressives
Dans un communiqué, la préfète rappelle que ce type de rassemblement non autorisé est strictement interdit par arrêté préfectoral sur l’ensemble du territoire héraultais. Elle précise que toutes les mesures répressives issues de la nouvelle loi RIPOST seront mises en œuvre par les forces de l’ordre. « J’ai donné pour instructions aux forces de sécurité de mettre en œuvre toutes les dispositions répressives issues de la nouvelle loi RIPOST », a-t-elle déclaré.
Appel à la responsabilité des organisateurs et participants
Chantal Mauchet appelle les organisateurs et les participants à ces rassemblements musicaux illégaux à faire preuve de responsabilité, non seulement « à respecter les règles en vigueur » mais aussi « à prendre en compte les risques existants ». Elle souligne que l’interdiction des rave parties est en vigueur jusqu’à la fin de l’année 2026.
Ce dispositif intervient dans un contexte où plusieurs rave parties ont déjà eu lieu dans la région. Récemment, une rave party illégale au nord de l’Hérault a nécessité de nombreux départs lundi matin, avec encore un millier de teufeurs présents sur le site. Par ailleurs, un événement similaire a rassemblé 1 500 « teufeurs » malgré la vigilance rouge canicule et le risque élevé d’incendie, illustrant « des dangers réels ».
Des précédents marquants dans la région
La préfecture rappelle également des incidents graves liés à ces rassemblements, comme une fusillade lors d’une rave party en Suisse qui a fait un mort et cinq blessés, avec des auteurs en fuite et des « tirs en rafale ». Une jeune Italienne de 22 ans a été tuée dans cette fusillade ; elle « rêvait d’une nouvelle vie » en Suisse, selon les informations disponibles.
Les autorités locales, y compris dans les communes voisines comme en Lozère, ont déjà pris des mesures préventives : arrêtés d’interdiction de circulation, fermetures de chemins, blocs de pierre sur les routes, face aux rumeurs d’installation d’une rave party. Ces actions visent à dissuader les organisateurs et à protéger les zones sensibles, notamment en période de risque incendie.