Procès pour des home jackings violents dans le Gard
Le procès de deux jeunes accusés d'une série de home jackings particulièrement violents sur des personnes âgées s'ouvre ce lundi 16 février 2026 devant la cour criminelle du Gard. Les faits, qui se sont déroulés entre le 21 avril et le 28 mai 2024, ont traumatisé plusieurs victimes dans différentes communes du département.
Un mode opératoire bien rodé
Les deux accusés, âgés de 20 et 21 ans et issus de la communauté des gens du voyage, avaient développé une méthode précise pour cibler leurs victimes. L'un des deux procédait d'abord aux repérages en sonnant aux portes sous prétexte de chercher un commerce ou d'avoir besoin d'informations, vérifiant ainsi que les personnes âgées étaient seules chez elles.
Quelques heures ou jours plus tard, les deux hommes revenaient ensemble pour commettre leurs méfaits. Les home jackings étaient marqués par une violence extrême : les victimes se voyaient menacer de mort avec une arme de poing sur la tempe, certaines étaient frappées, le tout dans le but de leur dérober leur or et leurs bijoux.
Cinq séries de faits dans plusieurs communes
Au total, cinq séries de home jackings sont reprochées aux deux accusés. Les faits se sont produits dans plusieurs communes du Gard :
- Milhaud
- Caissargues
- Bernis
- Caveirac
Certains jours, les deux hommes ont commis plusieurs cambriolages dans différentes habitations, démontrant une activité criminelle intense et organisée. Outre l'or et les bijoux, ils ont également volé du numéraire, des cartes bancaires et leurs codes confidentiels.
Des aveux partiels et des dénégations
Au fil de leurs auditions, les deux accusés ont fini par reconnaître leur implication dans ces faits. Cependant, chacun nie être celui qui menaçait les victimes avec l'arme, se renvoyant mutuellement la responsabilité de cet aspect particulièrement violent des home jackings.
L'un des enjeux majeurs du procès qui s'ouvre ce lundi sera donc d'établir le rôle exact de chacun dans cette série d'agressions. Les deux hommes, qui étaient totalement inconnus des services de justice avant ces faits, encourent des peines sévères.
Les peines encourues et les parties au procès
Les accusés risquent jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle pour les vols avec arme et 3 ans d'emprisonnement pour les violences avec usage et menace d'une arme. Ils sont défendus par les avocats Marc Gallix et Dounia Hamchouch.
Le ministère public est représenté par l'avocat général Alain Chemana, tandis que les victimes qui se sont constituées partie civile sont représentées par Me Christine Tournier-Barnier. La décision de la cour criminelle du Gard devrait être rendue mercredi 18 février à l'issue des débats.
Les deux hommes avaient été interpellés en juin 2024 grâce à l'identification de leurs véhicules qui avaient servi à commettre les faits, mettant ainsi fin à leur série de home jackings qui avait semé la terreur parmi les personnes âgées du Gard.



