Grève des surveillants : la maison d'arrêt de Nice bloquée
Grève des surveillants : la prison de Nice bloquée

Depuis l'aube de ce lundi 27 avril, les surveillants de la maison d'arrêt de Nice bloquent l'entrée de l'établissement. Comme dans de nombreuses prisons françaises, ce mouvement de grève vise à faire entendre la colère du personnel pénitentiaire. Nordine Souab, représentant local du syndicat UNSA-UFAP-Justice, n'hésite pas à qualifier la situation : « De l'aveu même du directeur général, on est la prison la plus pourrie de France. »

Les grévistes dénoncent une surpopulation carcérale alarmante. Avec un taux d'occupation flirtant avec les 220 %, la prison compte 660 détenus pour seulement 356 places. Construite en 1887, c'est l'une des plus vieilles prisons de France et aussi l'une des plus surpeuplées. Le manque d'effectifs aggrave la situation : selon Nordine Souab, il manque « une quarantaine de surveillants au moins » à Nice.

Des conditions de travail dégradées

Les agressions contre les surveillants se sont multipliées ces dernières semaines. Une représentante du quartier femmes confie : « Quand ce ne sont pas les rats qui viennent nous mordre. » Face à cette situation, le syndicat réclame des embauches immédiates et un plan de rattrapage, tant au niveau local que national.

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Un blocage total de la prison

Les surveillants se disent prêts à bloquer durablement l'établissement. Ce lundi, aucun mouvement n'est possible : ni relève de personnel, ni admission, ni extraction de détenus. Les lourdes portes ont été barricadées avec des palettes, prêtes à être incendiées en cas de tentative de forcer le passage. Le mouvement s'inscrit dans un appel national lancé par le syndicat, avec un ultimatum adressé à l'administration centrale et au ministère pour répondre aux revendications.

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