Les usagers des transports en commun de la métropole niçoise doivent se préparer à des perturbations majeures fin octobre. Le syndicat minoritaire CFTC a déposé un préavis de grève couvrant trois journées consécutives : le vendredi 23 octobre, le samedi 24 octobre et le dimanche 25 octobre. Le mouvement concerne l'ensemble des salariés de la régie Lignes d'Azur, des conducteurs de bus aux wattmen du tramway, en passant par les contrôleurs, les agents techniques, administratifs et les équipes de Mobil'Azur.
Un conflit social qui s'envenime
Le préavis, déposé le vendredi 2 octobre, fait suite à une alarme sociale déposée le 21 septembre. La procédure de négociation préalable n'ayant pas abouti à des réponses jugées satisfaisantes par le syndicat, la CFTC a décidé de franchir une étape supplémentaire. Les revendications portent principalement sur les salaires et les conditions de travail.
Des revendications salariales précises
Au cœur du conflit figure « la réouverture immédiate des négociations annuelles obligatoires ». La CFTC réclame « une revalorisation de + 2,4 % sur la valeur du point ». Le syndicat formule également d'autres demandes concernant les rémunérations et les parcours professionnels. La situation du service Mobil'Azur fait aussi l'objet d'inquiétudes marquées.
Mobil'Azur au centre des préoccupations
La CFTC exige « la revalorisation du coefficient des coordinateurs, l'attribution de la prime réseau, une compensation pour le travail le dimanche ». Par ailleurs, le syndicat réclame « une confirmation écrite du maintien des emplois des conducteurs de Mobil'Azur aussi longtemps que les besoins du service le justifient ». Cette demande reflète les craintes des salariés quant à la pérennité de leurs postes.
Le mouvement social intervient dans un contexte déjà tendu pour la régie Lignes d'Azur, récemment épinglée pour de graves dérives financières et une perquisition au siège. Les usagers devront anticiper leurs déplacements durant ces trois journées de grève.