Grasse : prison ferme pour l'agression sexuelle d'une mère
Grasse : prison ferme pour agression sexuelle

Le tribunal correctionnel de Grasse a condamné, ce lundi 5 octobre, un jeune homme de 22 ans à 30 mois d'emprisonnement, dont 15 mois ferme, pour l'agression sexuelle de la mère de son ami. Les faits se sont déroulés le 27 juillet dernier, vers 22 heures, au domicile de la victime, une femme d'une quarantaine d'années. Son complice, âgé de 28 ans, a été condamné à 18 mois d'emprisonnement pour complicité et recel.

Une intrusion par la porte-fenêtre et des assauts répétés

Ce soir-là, alors qu'elle se brossait les dents à l'étage, la mère de famille voit débarquer A., un ami de son fils, qui s'est introduit par la porte-fenêtre laissée ouverte au rez-de-chaussée pour aérer. Le jeune homme, qui a fortement bu – « Une demi-bouteille de whisky », confie-t-il au tribunal –, bloque la sortie de la salle de bains et se jette sur elle pour l'embrasser et la toucher jusque sous sa chemise de nuit. Terrifiée, elle parvient à se dégager et descend au rez-de-chaussée, où elle découvre un complice, S., casqué et ganté, en train de fouiller l'appartement.

Alors que A. persiste dans ses assauts, la victime réussit à appeler son fils. À son arrivée, les choses dégénèrent. Vers 23 heures, la police est appelée pour un individu agressé et en sang, qui n'est autre que le fils de la victime.

Des prévenus aux récits divergents

À la barre, S. conteste fermement le récit de la victime. L'homme, qui cumule 28 mentions à son casier judiciaire, ne reconnaît que le recel et interrompt sans cesse la magistrate. La présidente Mariel Dubreuil le recadre : « Soit vous vous exprimez en temps voulu, soit on va devoir se passer de vous. » De son côté, A. invoque des trous de mémoire : « J'étais très affectif… Je ne peux pas vous expliquer pourquoi j'ai fait ça. »

La victime, en larmes sur le banc de la partie civile, explique ne plus se sentir en sécurité depuis les faits. Son conseil, maître Angélique Senesi, dénonce un domicile violé et transformé en scène de traumatisme : « Dans cette intimité, deux hommes ont estimé qu'ils pouvaient venir. » L'avocat de la défense, maître Kada Sadouni, a réagi : « Mon client plaide coupable pour l'agression sexuelle », décrivant A. comme un jeune homme naïf ayant tout perdu.

Des peines fermes et une inscription au FIJAIS

Le tribunal a finalement condamné A. à 30 mois d'emprisonnement, dont 15 mois ferme. Il sera également inscrit au FIJAIS (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes). Son complice S. a été condamné à 18 mois d'emprisonnement. Les deux hommes ont été immédiatement reconduits en prison.