Le 8 mars 2025, le golf Turnberry, propriété du président américain Donald Trump en Écosse, a été la cible d'un acte de vandalisme. Sept personnes, âgées de 22 à 58 ans, comparaîtront devant la justice le 31 août prochain, comme le rapporte The Guardian. Elles sont poursuivies pour dommages matériels, arrachage de gazon, pulvérisation d'herbicide, jets de peinture et inscriptions de slogans politiques et injurieux sur l'herbe.
Une action revendiquée par Palestine Action
Les dégradations comprenaient des bâtiments maculés de peinture rouge, des trous creusés dans le parcours et l'inscription « Gaza is not 4 sale » (Gaza n'est pas à vendre) pulvérisée sur un green. L'acte d'accusation précise que « l'infraction susmentionnée a été aggravée par le fait qu'elle présentait un lien avec le terrorisme ».
Au moment des faits, les auteurs avaient été présentés comme des militants pro-palestiniens, notamment par le média The Telegraph. Le groupe Palestine Action avait revendiqué l'action sur le Trump Turnberry Resort, accusant les États-Unis de vouloir « nettoyer ethniquement Gaza ». Le groupe réagissait à une vidéo générée par l'IA et partagée par Donald Trump, qui présentait Gaza comme une future luxueuse station balnéaire.
Une réunion entre le Premier ministre écossais et Eric Trump
Le 13 mars 2025, une réunion s'est tenue entre le Premier ministre écossais, John Swinney, et Eric Trump, fils du président américain. Une note indiquait qu'elle « prenait note avec inquiétude du récent incident survenu au domaine Trump Turnberry, condamnait les dégâts causés par le vandalisme et donnait l'assurance que les autorités compétentes continueraient à prendre cet incident au sérieux ».
Le golf Ailsa de Turnberry a été racheté par Donald Trump en 2014. Les lieux ont déjà accueilli à quatre reprises l'Open de golf. La comparution des sept suspects est prévue pour le 31 août, marquant une étape judiciaire dans cette affaire.



