Plus de 330 kg de résine de cannabis, d'une valeur estimée à deux millions d'euros, ont été saisis jeudi sur l'axe reliant Agen à Toulouse lors de l'interception d'un convoi de go-fast. L'opération menée par la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), épaulée par les douaniers, a conduit à l'interpellation de plusieurs suspects. Selon les enquêteurs, cette équipe pourrait être liée à une cinquantaine de trajets du même genre.
Un témoin raconte une scène impressionnante
Jeudi soir, alors qu'il circulait sur la route entre Agen et Toulouse, Karl, un automobiliste d'une quarantaine d'années, a assisté à une scène spectaculaire. Il raconte à La Dépêche avoir vu une voiture accidentée sur la chaussée, tandis que plusieurs policiers lourdement armés encerclaient une Peugeot 508 grise. « J'ai vraiment pensé que ça pouvait partir », confie-t-il.
Deux véhicules étaient impliqués dans ce convoi, dont l'un aurait servi à ouvrir la route et à repérer d'éventuels contrôles. Lors de l'interception, les forces de l'ordre auraient découvert une arme automatique. La BRI, appuyée par les douaniers, a sécurisé l'ensemble de l'opération.
Une saisie estimée à deux millions d'euros
Au total, plus de 330 kg de résine de cannabis ont été saisis. Plusieurs personnes, dont certaines seraient liées au quartier toulousain de Bagatelle, ont été placées entre les mains de l'Office anti-stupéfiants (OFAST). Selon les enquêteurs, la marchandise provenait du Portugal et transitait par l'Espagne avant d'arriver dans la région toulousaine. Elle devait ensuite être acheminée vers le nord de la France, notamment vers Caen et les environs de Paris.
La valeur de la saisie pourrait dépasser deux millions d'euros à la revente. L'enquête, ouverte depuis plusieurs mois, soupçonne cette équipe d'avoir organisé de nombreux convois similaires depuis le printemps. Une cinquantaine de « go-fast » pourraient ainsi être concernés.
L'enquête confiée à la JIRS de Bordeaux
Les investigations ont été confiées à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Bordeaux. Les suspects doivent être présentés aux magistrats au plus tard lundi.