Génolhac : le Chalet ferme, le village en quête de repreneurs
Génolhac : le Chalet ferme, le village en quête de repreneurs

Le bar-hôtel-restaurant Le Chalet, situé en face de la gare de Génolhac (Gard), a définitivement fermé ses portes. L'équipe qui avait succédé à Bruno Vernet en 2019 a jeté l'éponge. Des panneaux « Fonds de commerce à vendre » sont désormais scotchés sur les vitres. La station de carburant a également baissé pavillon, son enseigne pendant le long du mur tel un drapeau en berne. La terrasse, autrefois animée, est silencieuse.

Une activité riche mais une conjoncture difficile

La conjoncture économique est en très grande partie responsable de ce coup d'arrêt. Pourtant, ces sept années ont révélé chez Marie-Manuella Alciope, son conjoint Nicolas Coste, et le frère de « Manu », Lorenzo, une énergie et un dynamisme peu communs. Leur liste d'animations, à la Prévert, est impressionnante : le fameux Chalet des horreurs pour deux fêtes d'Halloween, le point de départ de tous les Carnavals de la municipalité, l'utilisation du site de la place de la gare négocié avec la SNCF et la municipalité pour des saisons de concerts, d'abord avec Mathilde et son association Mamaï puis avec Odec-Prod, celle de Jean-Christophe. Ils ont également organisé une foule de soirées à l'allure de festivals.

Une ambiance familiale et solidaire

Avec le soutien de la famille, où l'on a beaucoup vu et apprécié Géraldine, la maman de Marie-Manuella Alciope, Luc, le papa de Nicolas Coste, et tous leurs amis prompts au coup de main, l'ambiance y fut sympathique, parfumée de cuisine réunionnaise. L'équipe du Chalet a fait preuve d'une solidarité prononcée auprès des plus fragiles ou précaires, intégrant spontanément les travailleurs-résidants de La Cézarenque, qui y trouvaient une seconde famille et une socialisation de qualité.

Un lieu orphelin et un avenir incertain

Le Chalet a accueilli des lectures, des cafés-philo, des soirées fléchettes, des repas d'associations, des expositions et fut, en 2025, le PC du Père Noël qui faisait de Génolhac son village de cœur. La gare, voisine d'en face, semble déjà orpheline de son Chalet après une mémorable soirée d'adieu. Toutes les catégories de clients tournent en rond désormais sur la place, et les voyageurs de la ligne des Cévennes sont désemparés. Mais tous, en grands enfants croyant au Père Noël, se surprennent à rêver de repreneurs. Cette entrée de village le mérite au plus haut point avec son exceptionnel potentiel.