Gens du voyage à Saint-Pierre-d'Aurillac : évacuation sous 48 heures
Gens du voyage : évacuation sous 48 heures à Saint-Pierre-d'Aurillac

Depuis le 30 septembre, un campement de gens du voyage installé illégalement à Saint-Pierre-d'Aurillac (Gironde) doit être évacué sous 48 heures. Le site, fragilisé par des inondations et une canicule, présente un risque d'effondrement. Les occupants contestent la procédure, mais risquent une amende de 3 750 euros.

Un campement sous arrêté de péril

Le campement, composé de 13 caravanes et 17 voitures, est installé près de la halle des Bords de Garonne. Le maire de la commune, Stéphane Denoyelle, reproche aux propriétaires de s'être installés illégalement sur ce terrain, mais il craint surtout pour leur sécurité. La parcelle est frappée d'un arrêté de péril pour risque d'effondrement depuis début juillet, rapporte Le Républicain Sud-Gironde.

Le bâtiment a bougé très sévèrement durant l'été, fragilisé par les inondations successives et la dernière canicule. Une des poutres de la structure a cédé et un des piliers s'est déplacé, nuisant à la stabilité de l'ouvrage. Stationner sur ce site instable et très proche de la Garonne représente un danger grave pour le campement, assure l'édile.

Une mise en demeure avec amende à la clé

Sur demande de la Ville, la préfecture de la Gironde a pris un arrêté de mise en demeure d'évacuation à l'encontre des gens du voyage. Les occupants disposent de 48 heures après la notification de l'arrêté par la gendarmerie pour libérer le terrain. En cas de maintien sur place, les forces de l'ordre procéderont à leur expulsion. Les contrevenants s'exposent à une amende de 3 750 euros, bien qu'un recours devant le tribunal administratif de Bordeaux reste possible.

Les occupants contestent la procédure

Si l'édile évoque "un soulagement" et espère un départ au cours du week-end, les gens du voyage contestent fermement cette procédure. Ils nient toute intrusion illégale et affirment payer leurs consommations d'eau et d'électricité sur place. La situation reste donc tendue, alors que le délai de 48 heures court toujours et que la menace d'expulsion et d'amende plane sur les occupants.