Une intervention policière tourne au drame à Noisy-le-Grand
Mercredi 7 février 2024, une fusillade mortelle a éclaté à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis, lors d'une intervention des forces de l'ordre. L'incident s'est produit après qu'une jeune femme de 24 ans a déclenché son téléphone "grave danger", un dispositif d'alerte en urgence, face à l'arrivée de son ex-conjoint violent.
Le déroulé des événements tragiques
En début de soirée, vers 19 heures 15, l'homme de 26 ans s'est présenté au domicile de son ancienne compagne, où elle se trouvait avec sa mère et les deux enfants du couple. Ayant déjà dénoncé des violences conjugales, la victime avait été équipée du téléphone grave danger quelques jours auparavant, suite à la remise en liberté de l'agresseur sous contrôle judiciaire.
L'activation de l'alerte a entraîné l'intervention rapide de deux policiers de la brigade anticriminalité. Dans les parties communes de l'immeuble, ils se sont retrouvés face au suspect, qui aurait ouvert le feu en leur direction selon les premiers éléments du parquet. Un policier a été blessé par balle à l'avant-bras lors de cet échange de tirs.
Une riposte fatale et des enquêtes en cours
Les forces de l'ordre ont riposté, tirant à plusieurs reprises. L'homme a été touché et est décédé peu après, aux alentours de 20 heures 25, malgré l'intervention des secours. Sur les lieux, une arme de poing et plusieurs étuis de cartouches ont été retrouvés, confirmant la violence de la confrontation.
Deux enquêtes ont été ouvertes pour clarifier les circonstances exactes de ce drame. La première vise une tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique, tandis que la seconde, confiée à l'Inspection générale de la police nationale, examine les tirs policiers. Ces investigations cherchent à établir un récit précis des événements.
Un passé judiciaire chargé en violences conjugales
L'agresseur avait un lourd passé en matière de violences conjugales. Condamné en 2019 pour des faits sur une précédente compagne, il avait été jugé plus récemment pour des violences commises entre 2019 et janvier 2024 sur la jeune femme de 24 ans. Placé en détention provisoire puis remis en liberté sous contrôle judiciaire, il avait interdiction de la contacter ou de se rendre à son domicile.
Sa libération avait conduit les autorités à attribuer immédiatement le téléphone grave danger à la victime, soulignant les risques persistants. Ce dispositif, bien que déclenché, n'a pas suffi à prévenir la tragédie, mettant en lumière les défis de la protection des victimes de violences domestiques.
Ressources d'aide : Si vous êtes victime de violences conjugales, contactez le 3919, numéro officiel d'écoute et d'orientation, gratuit et confidentiel, disponible du lundi au samedi.